Synopsis

Robert Reeves s’est évadé en compagnie d’un dangereux codétenu. celui-ci ne tarde pas d’ailleurs à assassiner un homme pour lui voler sa voiture et laisser Reeves à son sort. Aussitôt la nouvelle parcourt la ville de Tarl où vivent encore le parents du jeune Bob. Certains habitants de la ville inquiets du retour du jeune fuyard demandent au shérif Calder d’agir. Calder a été élu grâce à l’appui du magnat local Val Rogers et est soupçonné par les concitoyens de n’agir que pour protéger les intérêts de Rogers. Bob Reeves qui voulait aller au Mexique mais s’est trompé de train se retrouve bien vite dans les environs de Tarl…

CRITIQUE

Une fois n’est pas coutume je suis en désaccord avec Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier qui écrivent sur ce film pis que pendre dans leur fabuleux livre somme « 50 ans de cinéma américain »  : « Désastreux« , « Oeuvre redondante écrite dans un style préhistorique« , « Effets pachydermiques« , « Que de stupidités! « …
N’en jetez plus la cour est pleine!

Même si Arthur Penn frustré par le montage de son producteur Sam Spiegel a en partie renié le film, pour ma part j’ai trouvé qu’il était d’une construction remarquable parsemée de fulgurances violentes au long du métrage à chaque fois plus crescendo et finissant par une ville à feu et à sang en un samedi soir dans un bled texan.

Le film est tiré d’une pièce de théâtre et un roman de Horton Foote et scénarisé par Lilian Hellman. A mon avis le travail de scénarisation est des plus réussi.

Ajoutons à cela une photographie d’excellente facture. les scènes d’ouvertures avec les phares des voitures qui éclairent les fugitifs sont mémorables.


Le film interpelle le spectateur par son discours anti-raciste, nous sommes avant le civil rights act de 1968 qui abolira la discrimination raciale aux Etats-Unis. Tout du moins dans la loi.

Mais il pose aussi la question du port d’armes chez les civils, de la corruption des forces policières, de l’autodéfense, de l’alcoolisme mondain et de la sexualité libérée. Bref ce film est à l’époque une petite bombe sociale qui tombe à bras raccourci sur les mœurs texanes et plus largement du sud des Etats-Unis dans ces années charnières de l’avant guerre du Vietnam.

Si Robert Redford est sacrifié après le premier quart d’heure du film, Marlon Brando est vraiment très bon. Jouant un homme prisonnier de son image d’homme de paille du magnat local, pris dans la spirale infernale de la violence de ses concitoyens.

Quant à Jane Fonda elle est magnifique. Sa scène finale est poignante. Mais le casting en général est de haute volée : Janice Rule, James Fox, E.G. Marshall, Robert Duvall, Richard Bradford, tous sont très bons.

John Barry illustre avec maestria ce film.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Bien entendu la très « frappante » scène du passage à tabac du shérif dans ses locaux. Scéne quasi hyperréaliste.

L’ANECDOTE

« La poursuite impitoyable » (1966) précède « Bonnie and Clyde » (1967) qui donnera au réalisateur sa véritable envergure.

NOTE : 16/20

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