Synopsis

Prison de San Quentin années 1970, Roy Tucker purge une peine lourde pour avoir assassiné le premier mari de sa femme. Il partage la cellule avec un dénommé Spiventa qui est devenu son meilleur ami. Un jour il est demandé dans le bureau du directeur. Celui-ci l’accueille devant une salle de réunion de la prison, et lui demande de bien vouloir prendre en compte ce que lui dira son futur interlocuteur. C’est un dénommé Tagge qui le reçoit et lui propose la fin de son incarcération contre un dévouement de sa part vis-à-vis de ceux qui le libèrent. Les tractations entre Tucket et Tagge se poursuivent sur plusieurs jours. A la veille de son « évasion », il demande à ce que Spiventa soit du voyage avec lui. C’est à prendre ou à laisser…

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CRITIQUE

Toujours avoir comme référence l’assassinat du Président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy (1917-1963).

Qui regarde ce film sans avoir ces dramatiques faits historiques en tête  manque sérieusement de cartes en mains pour apprécier le film. Il en est ainsi de beaucoup de films des années 1970 qui ressassent ce traumatisme à l’envi et de toutes les formes possibles.

En écho à la mort du président des Etats-Unis, nous avons le fait qu’il y ait plusieurs tireurs lors de l’élimination de l’homme dans son immense villa, et aussi le fait que les assassins finissent eux-même éliminés comme Lee Harvey Oswald tué par Jack Ruby. Cette élimination justifiant le titre du film.

Ici une officine inconnue recrute parmi les prisonniers, un homme ayant fait le Vietnam dans une troupe d’élite, afin de commettre un assassinat. Beaucoup de questions restent en suspens: Est-ce une officine gouvernementale? D’où lui vient ce pouvoir de nuisance? Qui donne les ordres? L’homme assassiné qui est-il? Qui gênait-il?

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Sur toutes ces questions il n’y aura jamais de réponses. Ce qui finalement accentue le côté paranoïaque du film car il n’y a rien de pire que de ne pas connaître les tenants et aboutissants d’un complot.

Si l’interprétation de générale est de grande qualité (à l’exception de Candice Bergen qui semble perdue dans ce film) notamment le grandiose Gene Hackman, on peut regretter d’une part un scénario qui ne propose pas assez de surprises et qui par moment est un peu trop prévisible (c’est pourtant le romancier qui fait l’adaptation pour le cinéma), d’autre part que la réalisation de Stanley Kramer ne soit pas aussi assurée que celle d’un Alan J. Pakula (« A cause d’un assassinat« ) (« The parallax view« ) (1974) ou d’un Sydney Pollack, « Les 3 jours du condor » (« Three days of the condor« ) (1975). Deux chefs d’oeuvre dans cette même veine politico-parano.

On pourra aussi déplorer que la musique de Billy Goldenberg ne soit pas à la hauteur du film. En cela elle le déclasse partiellement.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Roy Tucker ayant refusé de faire ce que les hommes qui l’ont fait libéré attendent de lui, sa femme est enlevée. Alors qu’il se dirige vers le poste de police pour signaler la disparition de sa femme, elle apparaît à l’arrière d’une voiture. Roy Tucker court après le véhicule qui se joue de lui. Roy Tucker comprend qu’il faut se plier au sale boulot qu’il doit accomplir. Très bonne scène qui mélange action et psychologie.

L’ANECDOTE

La théorie des dominos présentée dans ce film n’est pas celle que l’on a eu l’habitude de côtoyer durant la guerre froide. La seconde étant d’ordre géo-politique et annonçait qu’un basculement idéologique d’un pays donné dans un continent donné pouvait avoir un effet de contagion vers un pays voisin et ainsi de suite.

NOTE : 14/20

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