Synopsis

Dans le désert du Nevada fin des années 1970, Walter et Eve Mancini deux italiens en vacances ont choisi de traverser l’ouest en caravane. Lui est journaliste elle est la fille de son patron. Mais le couple se déchire. Walter boit de façon déraisonnable. Eve et Walter ont des rapports amoureux qui frisent l’acte bestial plus violent que tendre. Walter s’étant cassé le poignet lors d’une de ses crises éthylique, le lendemain c’est Eve qui prend le volant. Le couple croise un auto-stoppeur en panne de voiture. Walter ne veut pas le prendre mais Eve par esprit de contradiction s’arrête. Quand l’homme éteint la radio de son véhicule un cadavre gît sur le siège avant…

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CRITIQUE

Film atypique dans la carrière de Pasquale Festa Campanile (1927-1986) qui s’était fait spécialité de la comédie ou du drame en costume.
Ici nous sommes dans le drame bourgeois. Je veux dire par là que deux bourgeois se font sérieusement malmenés alors qu’entre eux déjà ce n’est pas la panacée.

Tout y est noir, malsain, violent, cruel, sadique, amoral. Aucun des personnages n’est positif. Ils sont (hormis la femme) assoiffés d’argent, elle est plutôt en demande sexuelle et prend du plaisir avec son violeur.
Film nihiliste jusqu’à sa fin. Le spectateur ressort de là, plutôt moralement secoué. Même si depuis, en terme de violence, le cinéma a fait bien plus violent et cruel, il n’en demeure pas moins que c’est un film qui marque par sa noirceur continuelle.

Côté réalisation, le film sous forme de road-movie a été tourné dans les Abruzzes (aux alentours de la ville d’Aquila). Parfois ça marche: l’impression de se situer aux Etats-Unis est réelle, mais par moments le spectateur se demande si des scènes tournées à la hâte en Italie n’ont pas été rajoutées.rueducine.com-la-proie-de-l-auto-stop-photo (5)
Les acteurs sont plutôt bons. David Hess en rajoute un peu dans son personnage de braqueur-violeur. Mais Franco Nero est dans le juste ton. La surprise est que Corinne Cléry s’en sort avec les honneurs. Elle a plus de talent que l’on aurait pu l’imaginer. Son titre de gloire est d’avoir tourné dans « Histoire d’O » (1975) de Just Jaeckin.

Enfin la musique d’Ennio Morricone n’est pas vraiment employée de façon idoine notamment la chanson « Sunshine » qui apparaît à plusieurs reprises. Une fois aurait suffi au tout début du film lors de la soirée au camping. Mais cette scène est complètement ratée à cause de la post-synchronisation. (Les films italiens à l’époque retravaillaient les dialogues en studio).
Autrement le morceau « Notturno per tre » avec solo un timbre dominant de banjo et de soupirs chantés par la soprano Edda Dell’Orso sont véritablement de purs joyaux qui rappellent la musique psychédélique.


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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le viol de Eve devant son mari Walter attaché. Scène d’abord cruelle puis qui vire à l’humiliation de Walter, sa femme prenant du plaisir à la relation sexuelle avec le braqueur/violeur.

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L’ANECDOTE

Franco Nero qui sort du tournage de « Keoma » (1976) un poignet cassé, les scénaristes ont du réécrire les scènes en tenant compte du fait que l’acteur ne pouvait conduire.

NOTE : 13/20

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