Synopsis

Los Angeles années 1950, une ambulance part pour les hauteurs huppées de la ville. Un homme, Charles Tremayne a appelé les secours, sa femme Catherine ayant subi une asphyxie due aux émanations de gaz. La police est sur place et l’enquête conclura à l’accident. Un des ambulanciers Frank Jessup s’apprête à repartir quand dans le salon il voit la fille du couple Diane Tremayne qui joue mélancoliquement du piano. Il la rassure sur l’état de santé de sa mère. Quand celle-ci devient agressive, Frank la gifle. Gifle que lui rend Diane. Frank repart déposer l’ambulance pour dîner dans son troquet habituel. Il veut appeler sa petite amie Mary mais elle ne répond pas. Quand il raccroche, Diane est entrée dans le bar après l’avoir suivi en voiture…

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CRITIQUE

Une chose est sûre ce n’est pas le maintien du suspens qui a été la motivation principale de Frank S. Nugent, Oscar Millard et Otto Preminger. Car presque tout y est plutôt prévisible.

Le spectateur n’a guère de doute sur le personnage féminin principal genre de femme-enfant manipulatrice, et fatale. Dès la scène ou Diane rencontre la fiancée de Frank Jessup il est évident qu’elle a des idées derrière la tête et pas des plus jolies-jolies.

La réalisation d’Otto Preminger est absolument remarquable ainsi que le montage ne laissant aucune scène superfétatoire. Chacune découle de la précédente avec une évidence limpide. L’écriture du scénario a été un gros travail en amont.

J’ai été moins ébloui par la photographie. Seules deux ou trois scènes bénéficient d’une précision dans les clairs obscurs qui donnent cette ambiance unique à ce genre de film. Par exemple celle ou Diane après le procès rentre chez elle et joue trois notes au piano, et celle où elle va se confesser à son avocat, me viennent en tête.

Autre défaut une musique de Dimitri Tiomkin plutôt bonne mais trop présente et donc envahissante.

Si Jean Simmons est éblouissante dans ce rôle maléfique, Robert Mitchum en naïf limite benêt est bien moins convaincant.
A voir surtout pour la performance de l’actrice principale.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène finale brutale quoique prévisible qui fait montre d’une grande technique tellement elle semble réaliste et saisit malgré tout le spectateur.

L’ANECDOTE

Jean Simmons en fin de contrat avec la RKO, Howard Hughes propriétaire du studio veut que son actrice tourne un dernier film. L’actrice entre en conflit avec le tycoon et se coupe les cheveux courts ce que détestait Hughes. Il trouve un petit fait divers transposé par Chester Erskine, et le confie à Otto Preminger connu et reconnu comme efficace et autoritaire. Histoire de mater l’actrice rebelle.

NOTE : 13/20
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