Synopsis

Istambul années 2010, James Bond pénètre dans un Q.G. du MI6. Les cadavres jonchent le sol un agent est gravement touché. Un disque dur a disparu. Il contient le nom de  tous les agents infiltrés dans les mouvances terroristes mondiales. Si la liste est divulguée c’est la perte des agents et une politique remise en cause. James Bond appuyé par Eve elle aussi sur le terrain, se met à la chasse du tueur. Une course poursuite en voitures dans les rues d’Istanbul s’engage. James Bond parvient à mettre le véhicule du tueur hors de service, ce qui oblige ce dernier à voler une moto et repartir. L’agent 007 fait de même toujours aidé par Eve en appui radio. Le tueur attrape un train en marche, Bond saute sur le toit du train. Après une bagarre homérique sur le toit du train M ordonne à Eve de faire feu au risque de toucher 007. Ce qui ne manque pas d’arriver. C’est James Bond qui prend la balle et chute du train dans une rivière. Il est considéré comme mort…

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CRITIQUE

Grande première pour un James Bond : la forme (qualité de la photographie, de la réalisation, des décors, et de la musique) est au moins aussi importante que le fond (le scénario et l’interprétation).

Sam Mendes se démarque des dernières productions de 007 en abandonnant les prises de vues tremblées, les scènes d’action quasi illisibles tellement elles sont confuses dans leur réalisation au plus près et leur montage effréné.

Le réalisateur prend le temps de préparer le spectateur aux scènes qui vont suivre. Sa caméra élégante, parfois raffinée, ainsi que la photographie de Roger Deakins (photographe attitré des frères Coen) donne à ce James Bond une qualité intrinsèque dont les précédents opus étaient totalement dépourvus.
Les images dans l’immeuble de verre de Shanghai, les paysages écossais, où l’orphelinat en  feu la nuit. Toutes ces scènes sont visuellement inédites dans la franchise.

De plus les scènes d’actions sont à couper le souffle avec en prime quelques cascades inédites et spectaculaires comme rattraper un ascenseur ou maintenir un wagon solidaire d’un train en l’accrochant au convoi avec une grue.rueducine.com-skyfall-poster
Trois petits regrets : un méchant quoique spectaculaire car interprété par Javier Bardem qui n’a pas une capacité de nuisance mettant en péril l’humanité. Il ne menace que les services secrets britanniques. C’est à la fois beaucoup et peu.

Second regret est ce nouveau Q encore boutonneux et les doigts collés à la super glue sur ses claviers d’ordinateurs. Exaspérant.

Troisième déception la James Bond girl assez anecdotique. Comme la précédente elle sombrera dans un oubli certain.

Pour le 50 ème anniversaire de la franchise les scénaristes reviennent au fondamentaux dans les gadgets: un Walter PPK et une radio ce qui est une excellente chose. La surenchère de gadgets nuit aux gadgets.

Autre bonne chose ils replacent le film dans un calendrier filmographique faisant de ce « Skyfall » la première aventure de 007.
Enfin exit David Arnold qui avait su rebooster le soundtrack en 1997 avec « Demain ne meurt jamais » (« Tomorrow never die« ) de Roger Spottiswoode, mais n’avait plus grand chose à proposer en 2008 dans « Quantum of solace » de Marc Forster.

Il faut dire aussi que ce dernier film était une assez grosse déception dans son ensemble. David Arnold est donc remplacé par Thomas Newman et c’est avantageux. Le nouveau musicien de la franchise s’éloigne de la musique techno chère à son prédécesseur et se recentre sur un orchestre traditionnel.

Enfin le générique sans être un des plus remarquables graphiquement est soutenu par une formidable chanson interprétée par la chanteuse anglaise Adele dont la voix rappelle la dame d’antan : Shirley Bassey. Elle prend au passage l’oscar de la meilleure chanson.rueducine.com-oscar1

Donc un très bon James Bond à ranger aux côtés de « Goldfinger » (1964) de Guy Hamilton, « Au service secret de sa majesté » (« On her Majesty’s secret service« ) (1969) de Peter Hunt,  et « Demain ne meurt jamais »  (« Tomorrow never die« ) (1997) de Roger Spottiswoode.

Sam Mendes reçoit le BAFTA du meilleur film britannique.rueducine.com-BAFTArueducine.com-skyfall-poster (2)

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

James Bond a retrouvé la trace du tueur d’Istambul. Il se trouve à Shangai. 007 le suit un soir en voiture. L’homme entre dans un immeuble du centre ville. Il abat froidement les gardiens. James Bond entre discrètement derrière lui. Quand le tueur prend l’ascenseur pour monter aux étages. Au démarrage de l’ascenseur 007 par une incroyable acrobatie parvient à rattraper le bas de la cage d’ascenseur.

L’ANECDOTE

Depuis 1986 le studio MGM est secoué par des faillites et des rachats en cascades. Le tournage de Skyfall a subi les affres de ses soubresauts. Il a été suspendu quelques semaines le temps de recouvrer quelques liquidités.

NOTE : 16/20

Video & Photo

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