Synopsis

1870, après avoir débarqué à San Francisco l’ambassadeur du Japon se rend en train à Washington. Il doit remettre un cadeau au Président remettre un un sabres en or en gage de bonnes relations diplomatiques. Le train contient un wagon postal gardé par une troupe de l’armée. Cependant il est attaqué par une nombreuse bande d’outlaws menée par Link Stuart et Gotch Kink. Très vite le bataillon est anéanti et l’or en possession des malfrats. Mais Suart et Kink pillent aussi les voyageurs de leurs biens. Ils se rendent dans le wagon réservé à l’ambassadeur japonais auquel il dérobent l’argent et le sabre en or…

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CRITIQUE

Ce western de par se production et ses conditions de tournage est déjà largement influencé par le western italien qui pourtant est déjà sur la pente descendante.

Adaptation d’un roman western édité en France dans la collection série noire, écrit par Terry William, les personnages sont dessinés comme dans les westerns dits « spaghettis ». Le tueur le plus impitoyable est un dandy propre sur lui et semble-t-il cultivé, celui qui le pourchasse est beaucoup moins propre sur lui. De même l’apparition d’un personnage qui n’ a rien à voir dans le genre à savoir un samouraï fait partie du folklore du western transalpin très friand de ce type de confrontation.

Mais ici s’arrête la comparaison avec le western italien. Car pour ce qui est de la réalisation elle est bien plus influencée par le western hollywoodien. Peut-être même pêche-t-elle par son classicisme. Empêchant au film d’apporter avec lui le souffle nécessaire pour emballer le spectateur qui se contente juste de suivre cette course poursuite un peu mollassonne.

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De plus il aurait été plus judicieux (mais sûrement plus onéreux pour la production) de tourner quelques scènes du samouraï dans Monument Valley comme avait su le faire Sergio Leone pour « Il était une fois dans l’ouest » (« C’era una volta il west« ) (1968). Apportant une véritable plongée dans l’ouest. Car Terence Young n’a pas su trouver les paysages espagnols qui permette ce contraste.
Le film divertit sans passionner.

Certes les acteurs sont bons. Alain Delon fait grosse impression en gentleman assassin, traître et froid comme un serpent.
Charles Bronson sait camper un cow-boy et ne manque pas de justesse.
Toshirô Mifune défend bien son personnage plongé dans un ouest sauvage où fusils et pistolets ont des capacités létales supérieures à ses sabres.

Quant à Ursula Andress, plus lionne que jamais avec sa superbe crinière et sa plastique irréprochable permet au spectateur masculin d’avoir quelques émois et de le sortir d’une certaine léthargie d’autant que son personnage n’apparaît qu’à moitié film.

La musique de Maurice Jarre ne fait pas partie de ses grandes compositions. C’est cependant une honnête partition que le maestro a remis au réalisateur.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’attaque de la ferme par Stuart et le samouraï qui utilise pour la première fois son sabre. Scène bienvenue qui relance l’attention du spectateur.

L’ANECDOTE

La même année un autre western écrit par Terry William est réalisé par Burt Kennedy avec Raquel Welch pour rôle principal. Il s’agit de « Un colt pour trois salopards » (« Hannie Caulder« ).

NOTE : 12/20

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