Synopsis

Paris année 1922 Jake Barnes journaliste américain du New York Herald, traîne sa mélancolie dans des dragues sans lendemain, des repas au restaurant et des soirées interminables au bal musette. Il a un ami Robert Cohn avec lequel il fait un peu de sport. Un soir au bal musette il retrouve Brett son infirmière qui l’a soigné d’une grave blessure de guerre qui l’a laissé impuissant. Elle  vient faire la fête à Paris avant de retrouver son futur mari écossais. Jake avec son ami de bataillon Bill Gorton fuit Paris pour Pampelune (Espagne) où les fêtes de San Fermin débutent. Mais là il retrouve Brett et son écossais, et Robert Cohn amoureux transi…

CRITIQUE

Avant toute chose il faut savoir que ce film est l’adaptation d’un roman éponyme d’Ernest Hemingway.

Ce génie de la littérature américaine fut un grand voyageur et un amoureux de Paris et de l’Espagne et tout particulièrement de la Navarre (région du nord de l’Espagne dont La capitale Pamplona y vit au début du mois de juillet 6 jours de fêtes des Sanfermines (fêtes de la Saint Firmin) et de courses taurines (corridas) dont en France les fêtes de Bayonne se sont largement inspirées.
Il y alla trois années consécutives entre 1923 et 1925, la dernière fois il y emmène des amis à lui américains expatriés et britanniques. Dans la foulée il écrit « le soleil se lève aussi » qu’il remaniera durant l’hiver en Autriche, et publiera l’année suivante.
Le roman en grande partie autobiographique fut couronné de succès critique et public.

Malheureusement l’adaptation cinématographique n’est pas à la hauteur. Pourtant écrit par Peter Viertel qui a scénarisé « L’odyssée de l’African Queen » on aurait été en droit d’attendre autre chose qu’une enfilade de clichés parisiens (pour la partie du film qui se passe à Paris) et de clichés sanferminesques (pour la partie à Pampelune). Le spectateur peut se demander à certains moment s’il n’est pas en train de regarder un documentaire sur la feria navarraise plutôt qu’une comédie dramatique. Aucun détail ne nous est épargné si ce n’est la mort du taureau en fin d’après midi dans l’arène.

C’est dommage car réunir un tel casting qui tourne autour de la sublime Ava Gardner pour un film qui se traîne en longueurs c’est du gâchis. De plus qu’il en ressort peu de choses sur l’état d’esprit d’Ernest Hemingway, chef de file de ces expatriés américains, qui au sortir de la première guerre mondiale furent nommés « la génération perdue ».

Ces personnages se perdent dans des fêtes alcoolisées, et sont tous attirés par cette sublime femme nommée Brett, oisive, et inconstante. Qui sur le point de se marier avec un écossais ruiné et alcoolique, n’a d’yeux que pour un torero, mais a pour confident un homme qu’elle a soigné durant la guerre, et subit en plus les assauts répétés d’un amoureux transi.

Une fois le postulat mis en place en place et il faut une bonne heure, le film s’étire, s’étire et épuise le spectateur bienveillant. Dommage car le casting est irréprochable.

Si le côté technique est (quasi) irréprochable, il ne permet pas de profiter de ce film qui (et je le dis rarement) mériterait un remake.

Même la musique de Hugo Friedhofer n’a pas l’inspiration dont il est coutumier.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Paris Jake et Brett prennent un taxi des années 1920. Mais dans l’incruste image sur le pare brise arrière ce sont des automobiles des années 1950. Grosse erreur

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L’ANECDOTE

Peter Viertel profite du tournage du film à Biarritz pour faire traverser sa planche de surf et profiter des vagues de l’océan de la côte basque française pour s’adonner à son sport favori. Un jeune scientifique français Joël de Rosnay le remarque et adopte immédiatement la pratique. Il en sera le grand promoteur en France.

NOTE : 11/20

Video & Photo

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