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SYNOPSIS

Paris début des années 1960. Cinq truands associés entre autre dans le trafic de drogue, sont mis au pied du mur par leur fournisseur qui leur envoie en une seule fois ce qu’habituellement il leur vend en 5 fois. Cela implique à chacun de mettre sur le tapis 5 fois plus d’argent que d’habitude. Mais les risques sont moindres. Et s’ils ne s’alignent pas, c’est la concurrence qui va profiter du lot. Jabeke l’un des truands voit ici l’occasion de se faire une fortune sur le dos de ses associés…

CRITIQUE 

Adieu Jean Becker, Gilles Grangier et les truands avec un code d’honneur. Salut les bons mots, le langage fleuri de la truanderie et l’argot du titi. Adieu les mots d’auteur façon Auguste Le Breton, Michel Audiard ou Alphonse Boudard.

Jacques Deray (1929-2003) reprend son scénariste de son film précédent « Du rififi à Tokyo » (1963) José Giovanni et adapte un roman d’Alain Reynaud-Fourton « Les mystifiés ». Il a aussi pour « script doctor », Claude Sautet alors reconnu dans le métier comme étant celui qui sait désembourber un scénario.

Tout est sec, à l’os.

Le scénario est une véritable horlogerie, la réalisation est ultra classique, l’interprétation est sans fioritures.

Jean Rochefort (1930-2017) qui est dans son tout premier grand rôle, fait une forte impression avec ce personnage qui n’a aucune morale, aucun scrupule et ne laisse rien transparaître sur son visage quelques soient les circonstances. Si ce n’est de temps en temps un sourire d’autosatisfaction devant sa capacité à échafauder des plans pour éliminer les gêneurs qui se trouvent sur sa route.

Michel Magne écrit effectivement un motif symphonique. Il le reprendra pour en faire « une grande fugue et thème » pour le film « Barbarella » (1968) de Roger Vadim.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

Jabeke aperçoit dans une vitrine d’un magasin une mallette identique à celle qui servira à transporter l’argent pour acheter la grosse livraison de drogue. Jabeke cogite dans la rue, dans un café, dans sa chambre… Jean Rochefort superbe!

L’ANECDOTE

Le film devait sortir sous le titre du roman dont il est issu : « Les mystifiés ». Mais le film de Henri Verneuil « Mélodie en sous-sol » connaît un succès retentissant. Les producteurs n’hésitent pas et jouent sur la proximité lexicale des titres il sortira donc sous le titre « Mélodie pour un massacre« .

NOTE : 15/20

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