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SYNOPSIS

Khéops rentre triomphant d’une campagne militaire. Il ramène trésors et esclaves qui seront employés à la construction de sa pyramide, il se débarrasse des soldats qui ont fait preuve de lâcheté en les jetant aux crocodiles. Mais Pharaon a un problème de taille : Le trésor qui l’accompagnera dans sa tombe a toutes les chances d’être pillé. Or il s’y refuse. Ses architectes ne lui proposent que des labyrinthes qui sont très vite déjoués par les pilleurs. Il reçoit sur les avis de son conseiller un architecte prisonnier. Celui-ci contre la libération de son peuple à la fin de la construction de la pyramide, promet de réfléchir à un système inviolable de la chambre funéraire de Khéops…

CRITIQUE

Mieux vaut garder de Khéops sa pyramide, que sa personnalité. C’est à peu près ce que l’on peut retenir du film.
Les scénaristes nous montrent un Pharaon qui amasse l’or non pas pour en profiter de son vivant ( le trésor est dans un sous-sol bien gardé) mais pour se faire enfermer avec dans une salle secrète de sa pyramide lors de sa mort.
Tout aussi avide d’or et de pierres précieuses la deuxième femme de Khéops.

Nous assistons donc à un spectacle sur la cupidité et la convoitise sur fond de construction de pyramide et de décor en carton pâte de Cinecittà. Ce n’est guère réjouissant.
Howard Hawks nous propose quelque plans larges sur la construction de la pyramide offrant ainsi son compte de spectaculaire au spectateur. Il nous propose aussi un superbe défilé militaire avec chameaux et char portatif en ouverture de film.

La fin du film avec le dévoilement du système ingénieux d’obstruction de la pyramide et le drame qui s’y déroule est le meilleur moment du film.
Mais entre temps que c’est long et laborieux.
Problème le majeur du film le casting : Jack Hawkins n’est pas la représentation que l’on se fait d’un pharaon, et Joan Collins ultra maquillée est faiblarde sur son jeu d’actrice.

Présenter deux avaricieux comme personnages principaux ne permet guère au public de s’identifier. Et les personnages positifs comme le conseiller, l’architecte ou son fils n’ont pas de rôles suffisamment étoffés pour contrebalancer le spectacle affligeant du couple royal.

Autre grain de sable la musique de Dimitri Tiomkin omniprésente qui sature les tympans. Certes le compositeur y a mis tout son savoir faire en incluant dans l’orchestre symphonique des instruments supposés d’époque, reconstitués ainsi qu’un chœur de 80 chanteurs. Mais le résultat est assez insupportable.
A noter que les décors sont signés du français Alexandre Trauner.

Howard Hawks lui même reniera ce film. Il recevra un accueil public cinglant et mettra plus de  années pour tourner son prochain film qui sera un chef d’oeuvre : « Rio Bravo » (1959).

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de dénouement final dans l’antre de la pyramide achevée.

L’ANECDOTE

Un livre écrit par l’assistant de Hawks sur le tournage, Noël Howard  « Hollywood sur Nil » (sortie en poche aux éditions Ramsay) narre les vicissitudes vécus pour l’écriture et le tournage du film. On y rit beaucoup!

NOTE : 09/20

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