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SYNOPSIS

Fin des années 1980, un cadavre est retrouvé dans un parc de la région Lilloise. Il s’agit d’un indic de la police locale assassiné. La commissaire Esther Lafarge et sa seconde « placardisée » Sally Marinelli de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) sont dépêchées sur place. Elles s’installent à l’hôtel puis débarquent dans le commissariat ou la commissaire leur fait un grand numéro de prise de pouvoir sous les yeux ébahis et admiratifs de sa seconde…

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CRITIQUE

Ce quatrième film de Serge Bozon est certes d’une originalité de ton qui dénote du cinéma en général, du cinéma français en particulier, mais qui au final s’avère plutôt vain.

Car l’iconoclastie dans les dialogues et les situations et jusqu’au découpage du film ne suffit pas. Il faut que le scénario soit tenu. Ce qui est loin d’être le cas.

Il faut dire à la décharge des scénaristes qu’ils se sont frottés à un roman policier intitulé « Mal à la tête » du britannique Bill James pas aisé à adapter. La faute à un récit assez déstructuré.

De plus le propos de Serge Bozon semble ambitieux sur le plan politico-social notamment sur les relations franco-algériennes mais là aussi il échoue. Filmer longuement une télévision diffusant des images d’émeutes en Algérie de 1988 ne fait guère progresser le propos.

L’interprétation irréprochable du duo féminin Isabelle Huppert et Sandrine Kiberlain qui jouent des femmes névrosées aux sexualités déviantes tente de redresser la barre d’un film qui part à vau-l’eau.

Celle de François Damiens (peut-être plus accoutumé à l’humour surréaliste belge) quant à lui par son jeu perturbe constamment le maintien du film qui aurait eu pourtant besoin d’un fil à suivre.

Le réalisateur semble avoir demandé une sorte d’hystérisation  de leur performance. Si ce ton est plutôt bien venu pour les aspects de la vie privée, il ne convient pas du tout pour la partie policière du film qui pour le coup est à côté de la plaque. A tel point que le spectateur se désintéresse de celle-ci. Et il fait bien car il n’en saura jamais le dernier mot!

Manque de moyen? volonté esthétique? « Tip Top » est d’une pauvreté photographique qui fait songer au téléfilms français des années 1980.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La bagarre dans un bar qui ouvre le film. Tout y est faux. Même le ton.

L’ANECDOTE

Le film est sélectionné à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes. Il y reçoit un accueil très mitigé. Soulevant l’enthousiasme pour les uns et la sévère réprobation pour les autres.

NOTE : 08/20

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