Synopsis

Lew Harper arrive à La Nouvelle Orléans. Il est détective privé. Il rencontre sa cliente Iris une ancienne conquête venue s’établir en Louisiane qui vient de l’appeler. Elle lui a donné rendez-vous chez un antiquaire de la Nouvelle Orléans. Elle prend des airs mystérieux et lui donne rendez-vous chez elle. A peine arrivé au motel il est assailli par une jouvencelle allumeuse. Il l’éconduit fermement. Mais il est aussitôt arrêté par la police, soupçonné de détournement de mineure. Lew parvient à s’en sortir et se rend chez sa cliente. Iris a épousé un riche propriétaire terrien. Elle soumet à Lew une lettre anonyme. Celle-ci adressée au mari d’Iris, le met en garde contre les aventures extra conjugales de sa femme. Iris veut que ces envois cessent. Elle soupçonne un certain Pat Reavis ex chauffeur renvoyé. Quand Lew va récupérer son véhicule il aperçoit la jouvencelle du motel elle se nomme Schuyler et c’est la fille d’Iris…

CRITIQUE

La Nouvelle Orléans est un lieu magique pour les polars.

Ses mœurs dissolues chez les riches comme chez les pauvres. Son folklore cajun. Sa cuisine de crevettes. Ses accents sudistes impénétrables. Sa police pourrie. Ses influences mafieuses. Ses gisements de pétrole. Ses airboats a fond plat. Et sa nature sublime.
Dans « La toile d’araignée » il y a un peu de tout cela.

Lew Harper est connu des cinéphiles. Dans « Détective privé » (« Harper« ) (1966) de Jack Smight il avait déjà traîné sa nonchalance et sa décontraction et c’était déjà Paul Newman qui en était l’interprète.

Toujours tiré d’un roman de Ross MacDonald, le scénario est merveilleusement tortueux et sophistiqué. A la fin tout s’emboîte impeccablement pas la moindre zone d’ombre. Ecriture parfaite.

Les caractères des personnages sont formidablement dessinés et suivre tous ceux-ci est une véritable jubilation.
Paul Newman est évidemment ultra charismatique et incarne un Harper plus vrai que nature.

Joanne Woodward ainsi que tous le casting féminin forment un genre de cohorte de femmes fatales. C’est à rendre le spectateur fou.
Stuart Rosenberg nous épargne les sempiternels plans pris sur le « Carré français » et Bourbon Street. Il lui préfère la traversée du lac Pontchartrain. D’abord en voiture puis en air-boat.
Sa réalisation est à la fois rigoureuse et malicieuse.

La musique de Michael Small est à un volume sonore assez bas. Il est étonnant de voir la différence avec les productions des années 2000-2010 qui abusent du niveau sonore de la musique ainsi que de son omniprésence.

Restent les mystères du titre du film en français. On peut dire que le saut créatif pour y parvenir est des plus vertigineux.
Du bel et bon entertainment cependant.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Harper est dans l’appartement de l’ancien chauffeur d’Iris. Il cherche un indice pour lui permettre de comprendre les motivations du bonhomme. Quand surgissent deux gangsters parlant français. Ils emmènent de force Harper dans une voiture. il est jeté au pied d’une femme qui dirige les deux hommes. Leur but : l’argent.

L’ANECDOTE

Joanne Woodward est la femme de Paul Newman (1925-2008). Ils se sont mariés en 1958. Ils ont tourné ensemble dans 11 films.

NOTE : 16/20

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