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Synopsis

En Vénétie, dans une maison bourgeoise, Oliviero Rouvigny ancien professeur et écrivain en mal d’inspiration et sa femme organisent des orgies chez lui. Des jeunes hippies viennent chez eux profiter des largesses du couple. L’alcool coule à flot mais Oliviero a l’alcool mauvais et il maltraite sa femme devant tout le monde, faisant par la-même une étrange fixation sur le portrait de sa mère actrice décédée qui trône face à la grande table. Oliviero trompe allègrement sa femme notamment avec d’anciennes élèves à lui. L’une d’elle travaille dans une librairie. Il a rendez-vous avec elle un soir. Mais elle est sauvagement assassinée avec une arme blanche…

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CRITIQUE

Film inspiré de la nouvelle « The black cat » de Edgar Allan Poe publiée en 1843. Le chat noir du film n’a pas l’importance qu’il a dans la nouvelle, et les faits dans la nouvelle et dans le film ne sont pas vraiment similaires.

Pour un giallo, l’histoire met du temps à s’installer. Il faut attendre 1/4 d’heure avant le premier meurtre, un autre pour le deuxième. De plus il n’y a pas vraiment d’enquête, nous suivons une étrange famille : le mari, sa femme et sa nièce. Trio amoureux qui ne l’est pas du tout. Et donc forcément on se doute bien que le meurtrier est dans le trio et comme deux d’entre eux ont de sérieux alibis les soupçons du spectateur fatalement vont sur la troisième. Et donc la fin est sans surprise.

Quelques ingrédients du giallo sont bien présents : les meurtres à l’arme blanche, le sang, la caméra objective pendant les assassinats.
Manquent l’enquête et un suspens pour faire de ce film un bon giallo.

Sergio Martino ajoute quelques plans très serrés sur les visages qui viennent tout droit du western italien. Sergio Martino maîtrise ses cadrages et sa photographie et donne du cachet à défaut d’un véritable intérêt.

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La distribution est quand même sympathique.
Luigi Pistilli est un homme retors perdu dans l’alcool et la violence avec une belle conviction.
La suédoise Anita Strindberg, promène son physique étrange dans ce film comme dans une vingtaine d’autres entre 1970 et 1981 issus des sous-genre (gialli, poliziotteschi (policiers italien), érotiques) appelés filons en Italie (on les exploite jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien à donner). Elle se mariera à un riche américain et partira à Los Angeles, mais pas pour y tourner.
Enfin Edwige Fenech qui depuis 1968 tourne en Italie et en Allemagne dans des films ou sa plastique est mise avantageusement à l’écran, est toujours aussi belle à croquer dans celui-ci. En tant qu’actrice elle a encore une marge de progression. Mais il y a bien pire!
Dalila di Lazzaro danse nue sur une table. Il faut bien percer d’une manière ou d’une autre…

Quant à Bruno Nicolai il signe une colonne sonore assez belle. On s’aperçoit que dans ces années 1970, le cinéma italien était le plus productif au monde et les grands compositeurs transalpins ne faisaient pas exception.

Les sons produits par les Ennio Morricone, Bruno Nicolai, Stelvio Cipriani, Piero Umiliani, Armando Trovajoli j’en passe… était d’une exceptionnelle inventivité, d’une exceptionnelle productivité et en même temps populaires. Avant d’être pour beaucoup d’entre eux oubliés par un public devenu accro à la téloche bête et vulgaire de Berlusconi.


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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La femme d’Oliviero entre dans le bureau  de son mari, il dort sur sa table de travail. A ses côtés une machine à écrire, et du papier noirci, sur lesquels il a tapé une même phrase obsessionnelle.
Stanley Kubrick a-t-il vu le film de Sergio Martino avant d’écrire le scénario de « Shining » (1980).

L’ANECDOTE

Le titre descend en droite ligne du film antérieur de Sergio Martino, encore un giallo, « L’étrange vice de madame Wardh » (« Lo strano vizio della signora Wardh« ) (1971) qui fut un succès. L’exploitation du filon va jusqu’à faire qu’un titre d’un nouveau film rappelle celui d’un succès.

NOTE : 12/20

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