Synopsis

Fin de la guerre de sécession, les Etats du sud rejoignent l’Union les uns après les autres. Seul la Georgie et le Texas résistent. L’Etat est sous la coupe des carpetbagger hommes sans scrupules qui profitent de lois mal rédigées qui leur permette de faire d’énormes profits financiers sur les petits agriculteurs en les poussant à la ruine par des impôts confiscatoires et en rachetant aux enchères récoltes invendues, bétail et machines outils et terrains. Le Texas est au bord du soulèvement. Des hommes s’insurgent contre ce système et pillent les carpetbagger qui réclament protection à l’armée. Le capitaine Porter originaire du Texas connaît bien les hommes du pays et a quelques scrupules à pourchasser des misérables poussés à la violence par un système injuste et des profiteurs avides…

CRITIQUE

Si ce film méconnu n’est pas un grand western, il reste intéressant sur le plan historique qui éclaire la fin de la guerre de sécession et la difficile réconciliation entre Nord et Sud.

André de Toth spécialiste du genre, parvient  à tenir un film au budget limité et au casting de deuxième catégorie.

Randolph Scott pourtant très en vue dans le genre western n’a pas beaucoup d’expressions à son jeu.
Et Lex Barker est un peu bellâtre.
Quant à Phyllis Kirk c’est l’actrice fétiche du réalisateur de ces années 1950. Elle a un rôle de femme qui se déplaît dans la caserne texane où elle vit.  C’est elle qui amène la tension de rivalité entre les deux gradés en chasse à l’outlaw texan.

La vraie réussite du film tient dans son scénario signé Russell S. Hugues, spécialiste lui aussi du western. Son scénario est très documenté; d’ailleurs le préambule à l’histoire est comme un documentaire sur l’état de l’Union dans le sud des Etats-Unis.

Le film affiche une couleur signée Warnercolor qui ne vaut pas grand chose.

La musique de David Buttolph a elle quelques aspects intéressants notamment dans son rôle pour appuyer les rares scènes de comédie.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Ben Westman et ses hommes ont intercepté un convoi de carpetbaggers. Ceux-ci finissent (parce que la censure de l’époque ne l’aurait pas toléré) pas tout à fait nus. Ils rentrent en ville sous la risée générale.

L’ANECDOTE

André de Toth fait partie du carré d’as des réalisateurs borgnes hollywoodiens avec John Ford, Raoul Walsh et Fritz Lang.

NOTE : 12/20

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