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SYNOPSIS

Mexique année 1912, Un anglais arrive en véhicule automobile dans une ville de garnison où est détenu Tepepa, péon révolutionnaire. Le britannique mange dans la même cantina que le geôlier de Tepepa un dénommé Cascorro homme brutal. Sous prétexte de criminologie faciale, le britannique qui est médecin sollicite à Cascorro une visite au prisonnier Tepepa qui n’a plus que quelques heures à vivre avant d’être fusillé. Plus tard alors que le peloton d’exécution est en place ainsi que Tepepa, surgit la voiture de l’anglais qui enlève le prisonnier…

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CRITIQUE

La révolution mexicaine et ses multiples soubresauts a été un sujet favori du western italien permettant d’introduire de la politique dans ce genre de production.
Ici il s’agit de la trahison de la révolution lorsque un de ses représentants atteint le pouvoir.

Le film prend pour fond historique l’accession au pouvoir de Francisco Ignacio Madero qui est devenu président du Mexique durant 18 mois entre novembre 1911 et février 1913. Alors qu’il avait fait la révolution au côté de Emiliano Zapata et qu’il le nomma général, ce dernier estima que Madero avait trahi la révolution et le combattit.

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Tepepa est dans la ligne du révolutionnaire Zapata au début du film. C’est un maderiste convaincu, mais son personnage évolue avec les circonstances qui le mènent à penser que Madero est un traître à la révolution et qu’il faut continuer à se battre.
Sur cette trame Giulio Petroni et ses deux scénaristes Ivan della Mea et Franco Solinas tissent un western honnête mais guère plus.

Franco Solinas (1927-1982) emmène son savoir faire sur le sujet ayant écrit ou co-écrit avant celui-ci les westerns italiens dits « spaghettis » sur fond de révolution mexicaine suivants: « El Chuncho – Quien sabe? » de Damiano Damiani, « Colorado » de Sergio Sollima et « Le mercenaire » de Sergio Corbucci et qui font partie du haut du panier de la production des westerns italiens.

Le cubain Tomàs Miliàn au bagout infernal est tout à son aise dans ce rôle de Tepepa peon ballotté par la politique et ses renversements idéologiques.
Mais l’attraction du film est Orson Welles cigare au bec qui joue le méchant Cascorro un brin nonchalant. Mais terriblement cruel.
Quant à John Steiner il fait un peu figure d’ Objet Filmique Non Identifié, parfois bon, parfois transparent.
Le gamin Luciano Casamonica est quant à lui très bon.

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Le film manque de souffle épique et fait parfois traîner un peu des scènes de remplissage comme par exemple le défilé complet de la colonne de Cascorro qui traque Tepepa. Mais cela se laisse voir avec un certain plaisir d’autant que la fin est intéressante.

Enfin Ennio Morricone signe la musique.
Bien que bonne, elle n’atteint pas non plus les sommets de westerns comme « Le mercenaire » de Sergio Corbucci, ou « Faccia a faccia » de Sergio Sollima.
Et je ne parle pas du Graal que sont les musiques composées pour Sergio Leone.
Cependant la chanson de générique de fin « Al Messico che vorrei » (« Au Mexique que je voudrais ») chantée par Christy est magnifique.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La fin de John Steiner surprenante.

L’ANECDOTE

Un fan de cinéma et de la musique d’Ennio Morricone m’a rapporté l’anecdote suivante.
Orson Welles méprisait Tomàs Miliàn et ne se privait pas de le lui faire savoir. Le réalisateur Giulio Petroni raconte: « Welles était son idole, il avait hâte de le rencontrer, mais la relation a été terrible !
Welles l’a appelé le « sale cubain », et quand il lui demandait où il voulait qu’il se mette lors d’une scène, Welles répondait : « Où tu veux tant que je ne vois pas ta gueule ! » »

NOTE : 14/20

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