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SYNOPSIS

Moscou année 1985, Iouri est organisateur de concert de rock il est aussi l’agent de sa femme. Quand débarquent son beau-père et sa femme traqués par le KGB suite à un discours contre les oligarques du parti et leur antisémitisme. Ceux-ci veulent passer à l’Ouest. Iouri et ses beaux parents viennent solliciter Igor Tataïev directeur de l’hôtel Tolstoï. Mais celui-ci est soupçonné par le ministère de vivre un peu trop bourgeoisement et d’être à la tête de quelques trafics, que lui permettent sa position. Convoqué au ministère son ami le ministre Alexei le prévient d’un contrôle imminent de son hôtel. Un contrôleur Boris Illitch Pikov l’aborde à sa sortie du ministère…

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CRITIQUE

Comment un film qui contient un tel rythme peut-il échouer ainsi dans la comédie? Car il faut le dire scénario, réalisation, direction d’acteurs et montage, tout est fait pour donner au film de la vélocité.

Mais voila Christian Clavier et Jean-Marie Poiré confondent vitesse et précipitation. Et si tout se bouscule c’est dans une certaine confusion. De plus les situations répétitives entre le personnage de Igor directeur de l’hôtel et Iouri le dissident donnent le sentiment de faire du sur place alors que les images défilent, défilent, défilent.

Toutes ces course-poursuites en voitures ou en troïka, ces allers-retours entre Moscou et Arménie, toutes ces cascades, tous ces couloirs de l’hôtel arpentés dans tous les sens pour si peu de résultats.

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La productivité du film est digne de celle de l’Union Soviétique sous Konstantin Tchernenko (période dans lequel se déroule le film) et comme l’URSS, le film est entrain de s’écrouler sur lui-même à cause d’un scénario peu inventif, pas très inspiré par l’anticommunisme (pourtant il y avait sûrement matière), des gags poussifs et maintes fois répétés ainsi que des personnages sans la moindre évolution psychologique.

La fin du film qui met un temps fou à survenir est quant à elle carrément sabotée, avec voix off et diaporama. Une honte!

La distribution fait ce qu’elle peut pour sauver ce qui peut encore l’être.
Philippe Noiret les sourcils remontés et gominés donne de sa personne, dans ce rôle en  contre-emploi. L’acteur qui a d’habitude des rôles de placide mais son physique a rude épreuve.
Martin Lamotte, Bertrand Blier et Marina Vlady font au mieux.
Mais Christian Clavier qui n’a qu’un tour dans son sac ou une corde à son arc (je vous laisse le choix) plombe le film de ses éternels rictus.

Enfin le rôle de la chanteuse rock est tellement mal écrit que la pauvre Agnès Soral n’y peut guère pour le sauver.
On la fait chanter en russe sur des musiques rock ou reggae plates comme les steppes.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La poursuite de la troïka par les véhicules de la police. Longue comme un jour sans pain d’autant que très mal réalisée. A l’image du film donc.

L’ANECDOTE

Le film est tourné à Belgrade en Yougoslavie, aujourd’hui Serbie.

NOTE : 08/10

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