Synopsis

Superior, Arizona, Etats-Unis est une bourgade dans laquelle Bobby Cooper vient faire réparer la durite de sa Ford Mustang. Il a à ses trousses un gang auquel il doit un paquet de blé. Bobby Cooper est un veinard: il y a un garagiste dans le patelin. Certes il a une sale gueule et il semble un peu retors mais quand on n’a pas le choix on lui confie sa bagnole. On prend bien soin de prendre le sac rempli de biftons pour aller boire un coup. Et si dans la supérette Bobby Cooper se retrouve en plein braquage il peut se dire qu’il est en veine car quand un des malfrats veut lui piquer son sac la rombière derrière son comptoir les flingue. Même si ses billets sont criblés de plombs et inutilisables, Bobby a du bol il échappe aux flics et tombe sur Grace une super nana pas très farouche. Jake, le mari débarque et les surprend dans une position délicate. Mais Bobby est dans son bon jour : Jake lui propose de flinguer Grace contre rémunération… A moins que tout cela ne soit finalement que de la poisse…

 

CRITIQUE

Oliver Stone s’offre une récréation après le tournage de « Nixon » (1995) et filme le destin de Bobby Cooper dans la bourgade de Superior avec une caméra goguenarde.

Ce film sent bon la bouffe Tex-mex et a le goût étrange du Dr Pepper (une boisson au cola antérieure au Coca).

L’Amérique profonde (sous entendu : républicaine si ce n’est d’extrême droite) n’est pas dans les petits papiers d’Oliver Stone. Puisqu’on n’y trouve que des dégénérés qui n’ont qu’une obsession: le pognon.

Même le rôle de la femme n’est pas reluisant: offerte au premier venu qui la dépatouillera des pattes de son mari qui à la fin s’avère être aussi son père. Bobby Cooper petit malfrat de la côte, semble, à côté de ces culs-terreux décérébrés, un doux agneau bien tendre.

Ce film souffre parfois du maniérisme du réalisateur dans ses cadres et son montage haché, mais il a su nous offrir une bonne tranche de rire avec ce portait au vitriol de l’Arizona et de sa population passablement corrompue et profondément attardée.

Sean Penn, Nick Nolte et Billy Bob Thornton sont parfaits et Jennifer Lopez dans un de ses meilleurs rôles.

La chanson de générique de début et de fin « It’s a good day » par Peggy Lee est digne de celle du générique de fin de « Dr Folamour« .
Ennio Morricone est de la fête et revisite le Western  sans faire une musique « spaghetti ».

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène finale. Bobby parvient à remonter du ravin en piteux état, monte dans la bagnole et au moment de mettre le contact s’aperçoit qu’il n’a pas la clef…

L’ANECDOTE

Ambiance détestable entre le réalisateur et son acteur principal. Les noms d’oiseaux ont fusé durant et après tournage.

NOTE : 14/20

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