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SYNOPSIS

Jacques Deray s’entiche d’un roman de Françoise Sagan devenue la coqueluche du Paris littéraire. Otto Preminger et Anatole Litvak ont tous deux adaptés « Bonjour tristesse » (1958) et « Aimez-vous Brahms? » (1961). Alain Cavalier en 1968 adapte « La chamade« ; Jacques Deray est le quatrième réalisateur à se pencher sur l’oeuvre de Sagan.

CRITIQUE

Dire que le film détonne un peu dans la filmographie de Jacques Deray est un doux euphémisme. Si l’on peut le voir comme une curiosité, on ne peut hélas en conclure que c’est une réussite.

Les amours soi-disant torrides entre les deux amants ne sont guère exaltantes. Si l’un et l’autre transpirent au lit, leurs sentiments ne semblent pas si exaltés.

Trois coupables en cela. Tout d’abord une écriture trop réservée, et une interprétation trop intériorisée. Le scénario ne souligne pas assez l’aspect tout feu, tout flamme de cet amour passionnel. Peut-être le film aurait mérité de sortir quelques années plus tard (4 ou 5 ans) quand la mode des films érotiques permettait d’en montrer un peu plus à l’écran.

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Ensuite le choix de Marc Porel (genre de sous Alain Delon pour la beauté ténébreuse) n’a pas été très judicieux. Il s’avère que l’acteur n’a pas une grande palette à son jeu. Si Claudine Auger est un peu meilleure et donne plus de sens à son interprétation ce n’est pas la panacée non plus.

Les seconds rôles n’ont pas grand chose à défendre. C’est dommage.

Enfin dernier coupable et non des moindres, Françoise Sagan et les petits malheurs de son univers bourgeois aussi chiant que la pluie. J’avais l’impression de voir « La chamade« (sans Catherine Deneuve et sans Michel Piccoli qui faisaient beaucoup pour que le film de Cavalier soit intéressant) en regardant ce film. Et la redite n’est pas à l’avantage de celui qui redit.

Le film commence assez mal sur une chanson dont les paroles sont de Françoise Sagan, et la musique de Michel Legrand qu’il interprète (hélas!).
Le film finit de la même façon. C’est assez!

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de rencontre des futurs amants. Là où Claudine Augier fait passer le coup de foudre, Marc Porel ne montre qu’une curiosité.

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L’ANECDOTE

Jacques Deray (1929-2003) est le cinéaste des films « d’hommes » (polars, espionnage, thrillers) sont ses genres de prédilection. Un prix Jacques Deray du film policier français récompense depuis 2005 le meilleur film du genre.

NOTE : 09/20

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