Synopsis

Boston années 1980, Frank Galvin est un avocat à la dérive: alcoolique il est contraint de « suivre les ambulances » voir des cercueils pour trouver des clients qui seraient susceptible de porter plainte contre les hôpitaux ou les médecins. Jusqu’au jour ou son ami et collaborateur Mickey Morrissey lui apporte le cas d’une femme qui lors de son accouchement qui s’est retrouvé dans le coma et est devenue paraplégique aveugle, sourde, et muette. Mais les médecins qui auraient commis une erreur à l’anesthésie sont renommés ainsi que l’hôpital issu d’une institution catholique. Frank sent qu’il tient le cas qui lui permettra de rebondir. L’hôpital est prêt à proposer 210 000 dollars. Mais il refuse l’argent et provoque le procès. Hors la partie adverse engage Ed Concannon, un très grand avocat avec des moyens énormes et capable de faire des pressions telles sur le peu de témoins que Frank obtient, pour que ces derniers lui fassent faux bond…

CRITIQUE

Sidney Lumet a débuté par un film de procès au cinéma avec  « 12 hommes en colère« .

Puis régulièrement dans ses films il a réalisé des scènes de procès.
C’est aussi un spécialiste de film sur la corruption et le fonctionnement de la police et de la justice américaines.
Notamment avec « Serpico » ou « Le prince de New York« .

Dans « The verdict » film le suspens ne repose pas sur le procès, ce qui est important c’est le personnage de Frank incarné magnifiquement par Paul Newman. Sa ténacité, ses doutes, et sa force de conviction sur le système judiciaire. Mais aussi ses faiblesses pour l’alcool et les jolies femmes.
Ainsi pense-t-il toujours détenir un verdict favorable à ses clients. En dépit du fonctionnement de la justice qui bien souvent est à deux vitesses: les puissances de l’argent pouvant s’offrir les meilleurs enquêteurs, ou corrompre le système voire même posséder des personnes dans la partie adverse qui biaisent le sort du procès.

Merveilleux scénario écrit par le talentueux David Mamet d’après un roman de Barry Reed.

Le casting est impressionnant.
Paul Newman en avocat alcoolique est dans un de ses plus beaux rôles.
James Mason qui incarne un avocat retors est somptueux.
Jack Warden qui supporte (dans tous les sens du terme) les prises de risque de son ami, ses frasques alcoolisés et ses sautes d’humeur fait une composition brillante.
Enfin Charlotte Rampling est une garce championne toutes catégories.

Sidney Lumet fait un film essentiel dans sa filmographie impressionnante.

La musique de Johnny Mandel est très très discrète.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Frank sent qu’il va perdre le procès et en a peur. Il cherche du réconfort auprès de Laura mais celle-ci le rabroue. Il s’enferme dans la salle de bain complètement paniqué. Grand moment de jeu d’acteur.

L’ANECDOTE

Jack Warden et Ed Binns ont été les jurés N°7 et N°6 de « 12 hommes en colère« .

NOTE: 17/20

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