Synopsis

1915 dans une contrée noire africaine allemands et français vivent en bonne entente. Le commerce bat son plein et les délices de la vie en Afrique avec leurs petites perversions tolérées même par l’église en plein travail de christianisation des âmes nègres. Par courrier, la petite communauté 3 commerçants, 2 femmes, 2 curés, 1 militaire et un jeune géographe apprennent que la guerre entre la France et l’Allemagne et déclarée. Une bouffée de patriotisme les envahit et après avoir décrété la mobilisation et chanté « Marseillaise » et « Chant du départ » à tue-tête, voici nos blancs qui ont remis quelques pétoires entre les mains d’ une poignée de noirs partis à l’assaut du camp allemand…

CRITIQUE

Jean-Jacques Annaud et Georges Conchon se moquent de la France des colonies.

Ils décrivent des français racistes bien entendu, avides, aux mœurs sexuelles légères, et à l’intelligence limitée, confrontés au premier conflit mondial.

Le film est anticolonialiste et antimilitariste.
Georges Conchon et Jean-Jacques Annaud flinguent sur ces gens qui vivaient sur le travail des autres (les noirs), et vivaient nonchalamment en buvant l’absinthe et en forniquant à droite et à gauche.

Mais Jean-Jacques Annaud et Georges Conchon restent un peu mous dans leur critique. 5 ans plus tard Bertrand Tavernier et son scénariste Jean Aurenche sortent « Coup de torchon » qui s’avérera beaucoup plus virulent et incisif dans la description de cette France pervertie. On a parfois l’impression que Jean-Jacques Annaud s’est laissé prendre par l’indolence africaine.

Jacques Spiesser joue un jeune homme d’abord pacifiste qui veut dialoguer avec les allemands et qui finit par prendre la stratégie militaire de la France dans ce coin d’Afrique à son compte avec des allures de potentat. Il est très bon.
Bien entendu les autres acteurs sont aussi formidables au rang desquels  Jean Carmet et Jacques Dufilho.

La musique de Pierre Bachelet tombe bien à propos dans le film. Bonne composition qui enrichit le film.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La traversée d’un ruisseau qui devient pour les français en train d’envahir le sol allemand pour le passage du Rhin. Grandiloquent, pathétique et très marrant.

rueducine.com-oscar

L’ANECDOTE

Le film a reçu un Oscar en 1977 sorti sous le titre américain « Black and White in color » et est ressorti en France sous le titre « Noirs et blancs en couleurs« .

NOTE : 13/20

Video & Photo

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