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SYNOPSIS

Région parisienne dans les années 1890, Georges Randal, un gros sac de cuir à la main s’approche d’une belle propriété. Avec une corde il passe la muraille qui encercle le domaine. arrivé devant la porte de la vaste demeure, il sort de son sac un pied de biche et force la porte. Lentement il commence à inspecter les lieux de son forfait : le pillage consciencieux de la maison. Georges Randal se remémore ce qui l’ amené à vivre de larcins dans les grandes demeures bourgeoises dans tout le nord de la France et la Belgique…

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CRITIQUE

Le film est l’adaptation d’un roman d’un auteur de la fin du XIXème siècle début du XXème Georges Darien. Écrivain révolté contre la société bourgeoise et séduit par les thèses anarchistes et violentes qui parcourent la société française.

Le côté anarchiste de l’oeuvre est assez atténuée. Il y bien a la scène explicite sur le combat anarchiste avec Charles Denner mais le héros Georges Randal ne suit pas la voie violente, il pratique plus le vol par vengeance contre la bourgeoisie, et de façon individuelle, que pour une cause politique.

On peut regretter ce manque d’engagement faisant de Georges Randal un voleur qui s’embourgeoise dans son activité. Au final le spectateur pense plus avoir affaire à un Arsène Lupin (cambrioleur dilettante) qu’à un homme en lutte contre la classe dirigeante.

Le film par instant patine légèrement, la faute sûrement à l’édulcoration du film par rapport au roman.

Cependant le scénario écrit avec deux énormes pointures du cinéma hexagonal, à savoir Jean-Claude Carrière scénariste au savoir encyclopédique et Daniel Boulanger dialoguiste brillant, tient le spectateur de bout en bout dans ce film en forme de grand flash-back.

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Louis Malle qui alterne films grands publics (comédies et films d’aventures) et films plus difficiles, après un « Viva Maria! » (1965) plutôt manqué se rattrape. Il tente de mélanger l’aventure et le drame avec une dose d’humour et de philosophie misanthrope dont le vecteur principal est le personnage atypique de l’abbé de La Margelle. Et le résultat est plaisant.

Le film bénéficie aussi d’un travail de reconstitution  (décors et costumes, coiffures) d’excellente facture. Le réalisme y gagne.

La distribution des rôles est l’atout majeur du film. Outre Jean-Paul Belmondo qui dans ce film varie dans son art de l’interprétation il est ici d’une froideur glaciale et d’une sobriété dans la gestuelle qui change de l’image que l’on a de « Bébel ».

Julien Guiomar campe un abbé Félix de La Margelle tout à fait extraordinaire en chef de réseau de voleurs pour la cause de « ses églises » dont on ne saura pas grand chose. Si ce n’est que lui aussi perçoit un dégoût certain de la société.

Charles Denner en évadé anarchiste prête à commettre des attentats pour la cause politique est une fois de plus grandiose.

Mais dans ce film les femmes sont aussi à l’honneur. Geneviève Bujold, Marie Dubois, Marlène Jobert, Françoise Fabian et Bernadette Lafont tournent autour du héros avec fraîcheur.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de réécriture du testament de l’oncle de Georges Randal le moribond assistant à la fabrication de ce faux et rétablissant l’héritage à Charlotte.

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L’ANECDOTE

Jean-Paul Belmondo, Geneviève Bujold et Julien Guiomar se retrouvent en 1975 pour le tournage de « L’incorrigible » de Philippe de Broca. Jean-Paul Belmondo et Julien Guiomar y incarnent… des voleurs!

NOTE : 15/20

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