Synopsis

Dans le saloon de la petite ville de Greenfield, on vient d’élire un riche propriétaire de bétail dénommé Gold, maire. celui-ci s’empresse de faire nommer un nouveau shérif le juge du comté ne l’ayant pas nommé. Un consensus se fait autour du nom de Frank Lloyd. Mais ce dernier à peine promu surgit dans le saloon Gary Ryan avec le papier du juge qui le nomme shérif de Greenfield. Frank Lloyd ne pense qu’à se venger de cette humiliation…

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CRITIQUE 

Giorgio Ferroni réalise ce film avec un certain confort dans sa production.

Ce qui lui permet de multiplier les décors et les lieux de tournage et aussi d’obtenir une photographie digne de ce nom. Ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre.

Si nous sommes loin du style de Sergio Leone, ou des deux autres Sergio maîtres du genre, Sollima et Corbucci, ce film reste malgré tout ancré dans la tradition du western à l’italienne.

Avec une violence assez omniprésente, des passages à tabac  musclés,  un scénario plutôt habituel dans ses grandes lignes aux productions du genre, avec bien sûr quelques variantes. Et aussi les paysages du désert de la province d’Almeria et ses cascades « à l’espagnole » qui accentuent exagérément la mort par balle et se complaisent dans des chutes alambiquées.

Certains y voient un hommage au western américain. Nous en sommes quand même bien loin. Le cynisme règne en maître, ce qui n’apparaît que dans les derniers westerns signés Robert Aldrich ou Sam Peckinpah.

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J’y vois plutôt la volonté de Giorgio Ferroni de se démarquer des trois Sergio, géants du genre, et de tracer un sillon d’artisan du genre avec goût et volonté de bien faire (quand on sait que les trois quart des productions sont faites à la va-vite avec le moins d’investissement possible, politique qui a tué le genre en 10 ans).

Le scénario s’il n’est pas génial n’en reste pas moins soigné et la réalisation de Giuseppe Ferroni ne pêche pas dans les excès formalistes qui anéantiront le western italien.

Giuliano Gemma dans ce film est toujours à son aise. Il assure ses cascades et fait le spectacle.

La musique de Gianni Ferrio ne restera pas dans les annales. Elle est très loin des notes magistrales du maître du genre le dénommé Ennio Morricone qui savait apporter une dimension supplémentaire aux westerns.
Gianni Ferrio se contente d’illustrer assez platement le film.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Dirigé par le padre Carmelo, Gary Ryan part à la recherche de Jeremiah Prescott. Moment de contemplation de paysages espagnols ma foi fort réussie. La photographie de Antonio Secchi y est pour beaucoup.

L’ANECDOTE

Giorgio Ferroni qui a tourné ses 5 westerns sous le pseudonyme de Calvin Jackson Paget, en a fait trois avec Giuliano Gemma en tant que vedette « Le dollar troué » (« Un dollaro bucato« ) (1965), « Trois cavaliers pour Fort Yuma » (« Per Pocchi dollari ancora« ) (1966), et donc « Wanted , le recherché« , (« Wanted« ) (1967).

NOTE : 13/20

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