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SYNOPSIS

Juin 1940, la Blitzkrieg surprend les armées alliées ainsi que les mouvements en demi-cercles de l’armée allemande qui acculent français et britanniques sur Dunkerque et les plages alentours. Parmi ces soldats français il y a le jeune Maillat qui veut rejoindre l’Angleterre, l’abbé Pierson, Alexandre véritable nounou qui organise les popotes, il y a aussi Dhéry combinard qui ramène tout à l’argent et compte sur la victoire allemande pour faire fleurir un marché noir. Tous sont emprisonnés dans cette poche qui chaque jour se réduit face à l’avancée de la Wehrmacht. Sous une pluie d’obus et des attaques aériennes incessantes le destin des ces 4 hommes se dessine…

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CRITIQUE

Sans être foulée du pied, la réalité historique n’est pas scrupuleusement respectée. Le film montrant une suprématie aérienne allemande ce qui n’était pas vraiment le cas. Le sauvetage de l’armée britannique pour les ramener en Angleterre étant devenu l’objectif principal de Churchill, tous les moyens aériens de soutien anglais couvraient l’opération. L’aviation allemande répartie sur d’autres objectifs n’était pas aussi omniprésente.

Ceci dit le film est basé sur le premier roman de Robert Merle qui reçut le prix Goncourt en 1949. Robert Merle qui a été fait prisonnier à Dunkerque par les allemands. L’adaptation est assez fidèle au livre. Robert Merle est d’ailleurs co-scénariste et dialoguiste.

Henri Verneuil dans ses interviews annonce que c’est un film fauché, or ce qu’il en ressort sur l’écran est bien loin de ce que l’on pourrait s’attendre après ces déclarations.
Il faut dire que Henri Verneuil est réputé pour être un grand « faiseur » de films spectaculaires. Ces deux films précédents sont « Mélodie en sous-sol » (1962) et « Cent mille dollars au soleil » (1964) deux énormes succès populaires. mais peut-être aussi sa mémoire flanche-t-elle quand il annonce la pauvreté de la production. (figuration pléthorique, une dizaine d’avions, quelques bateaux, des explosions en veux-tu en voilà.

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Mais plus que la guerre c’est l’amitié de circonstances entre des personnes qui ne se seraient jamais connues qui fait l’intérêt du film. Notamment les relations entre le religieux dans la vie civile (Jean-Pierre Marielle) et l’incroyant (Jean-Paul Belmondo).
Mais aussi les multiples rencontres faites par Maillat dans la ville désertée de ses habitants, bombardée régulièrement : un soldat français poussant une charrette chargée d’une jeune morte, un autre patriote de Bezons avec son fusil mitrailleur, deux ramasseurs de morts dans les rues, deux soldats violeurs, un couple anglo-français marié d’à peine 15 jours, des gradés anglais qui ont pour seul but de sauver les vies britanniques et une jeune femme attachée plus que de raison à sa maison.

Le film aurait peut-être nécessité les dialogues d’un Michel Audiard, plus acerbe, plus anarchiste que ceux de Robert Merle. Mais ci ceux-ci sont loin d’être indignes, toutefois ils manquent de mordant.

La réalisation est « à l’américaine » dixit Henri Verneuil faite de grands plans panoramiques, de mouvements de caméras abondants, et de longs  travellings.

Et plus que le spectacle, ce sont ces scènes où l’humanité dans sa diversité superbe et pitoyable, apparaît sous nos yeux, incarnée par des acteurs formidables qui font le suc du propos. Outre Jean-Paul Belmondo et les trois têtes d’affiches, je pense à Georges Géret, Pierre Vernier, Marie Dubois, François Guérin entre autres.

Maurice Jarre signe une bien belle musique pour ce film. Difficile, hélas, à trouver.


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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’apparition surréaliste et poétique de Jeanne, deux valises dans les mains sur la plage de Zuydcoote après un terrible bombardement vue au loin depuis les dunes ou Maillat vit ses derniers instants.

L’ANECDOTE

Comme souvent sur les tournages avec Jean-Paul Belmondo, la bonne humeur voir le déconnage est souvent au menu des réjouissances. Parfois au détriment de la patience du réalisateur et des producteurs quand il faut recaler des centaines de figurants, des avions et régler de nouvelles explosions.
Madame le maire de Zuydcoote de l’époque, Constance Verwaerde, a peu goûté aux facéties pyrotechniques de la star française menaçant d’interrompre le tournage.

NOTE : 15/20

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