BATAILLE SANS MERCI (1953)

FILM DE : Raoul Walsh
TITRE ORIGINAL : Gun fury
PAYS : USA
GENRE : Western
AVEC : Rock Hudson, Donna Reed, Philip Carey, Leo Gordon, Roberta Haynes, Lee Marvin, Neville Brand, Bob Herron…
SCÉNARIO : Irving Wallace, Roy Huggins
MUSIQUE : Misha Bakaleinikoff, Arthur Morton

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SYNOPSIS

Quelques mois après la fin de la guerre de sécession en Arizona, Jennifer Ballard voyage vers l’ouest en diligence dans le but de retrouver son fiancé Ben Warren. A bord de la diligence deux hommes entament la conversation avec la jeune femme. Ben pressé de retrouver sa fiancée rejoint la diligence lors d’un arrêt pour la nuit de celle-ci. Les voyageurs et Ben après avoir dîné ensemble puis avoir passé la nuit, repartent le lendemain. La diligence est escortée par un détachement de cavalerie car elle transporte la solde des soldats…

CRITIQUE

Western mineur de Raoul Walsh, dans lequel il fait moins montre de sa maîtrise des décors naturels extérieurs. Peut-être par la lourdeur du système 3-Dimensions choisi par la production pour tourner ce western.
A l’époque la 3-D est en vogue pour le spectateur, mais les contraintes techniques au tournage et en projection (il fallait deux projectionnistes, et les côtés de salles de cinéma n’étaient pas remplies, car la vision en relief était inopérante sur un visionnage oblique par rapport à l’écran) et les coûts inhérents ont vite eu raison du système technique.
Le film n’est plus projeté en 3-D depuis belle lurette.

Cependant Raoul Walsh et ses scénaristes ont entre les mains une histoire solide de poursuite à travers l’Arizona.
Certes le canevas est déjà connu, mais ce sont les personnages qui font le sel de l’histoire et l’intérêt du film.
Si le gentil est incarné par un assez lisse Rock Hudson, le méchant joué par Philip Carey est pas mal réussi. Tourmenté par les exactions de la guerre et la défaite de son camp, il poursuit un combat que lui seul peut mener, perdant au fil de sa geste vengeresse ses acolytes.
Leo Gordon en ex bandit repenti a une belle épaisseur et apporte de la puissance au poursuivant.
Enfin Donna Reed aurait pu avoir des scènes plus intenses, mais comme elle passe la majorité du film avec son bourreau et sa troupe cela lui donne quelques scènes de tensions intéressantes.

Raoul Walsh qui sait tenir en haleine le spectateur, enfile comme des perles les scènes d’action, sur un fond de technicolor éblouissant.
La musique du film malgré ses deux compositeurs, ne reste pas dans les mémoires et se contente de soutenir les images.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le bras droit de Frank Slayton, Jess Burgess ne veut pas d’un otage féminin de surcroît qui va entraver leur fuite. Slayton qui ne supporte pas la contradiction fait arrêter Burgess et l’attacher à un poteau en plein soleil.

NOTE : 13/20

L’ANECDOTE

Rock Hudson tourne deux fois avec Raoul Walsh cette année 1953. « La belle espionne » (« Sea the devil« ) est le le film précédent.

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