rueducine.com-john-wayne-1Né Marion Mitchell Morrison dans l’Iowa d’un père pharmacien, la famille déménage en Californie dans le désert des Mojaves. C’est là que le jeune Morrison apprend à monter à cheval et à se servir d’un fusil. Puis en 1916 la famille quitte le désert et la misère pour la banlieue de Los Angeles. Le petit Morrison devient un assidu de la bibliothèque municipale suit des cours et pour aider la famille fait des petits boulots comme livreur de journaux ou ouvreur dans un cinéma. Grâce à ce dernier travail il voit énormément de films et fréquente Bob Steel. Souvent accompagné de son chien Little Duke il ne tarde pas à être surnommé Big Duke.
Big Duke entre dans l’équipe de football locale et se fait remarquer par l’université de Californie du Sud qui le recrute lui offrant au passage une bourse pour ses études. A cette époque il est accessoiriste dans un théâtre.
Tom Mix qui assiste au match de football le remarque et se lie d’amitié avec Marion Morrison. Il lui trouve un petit rôle dans un de ses films. Mais une blessure à l’épaule l’éloigne définitivement des stades de football et de Tom Mix qui le snobe. Il devient accessoiriste pour le cinéma.
En 1928 John Ford lui fait faire une figuration. Et en 1929 son nom apparaît au générique de « Paroles et musique « (« Words and music ») de James Tinling.
En 1930 il tourne pour Raoul Walsh suite à la défection de Gary Cooper dans « La piste des géants » western grandiose mais gros échec commercial qui replonge John Wayne (c’est Raoul Walsh et le studio qui l’ont nommé ainsi sans qu’il ait eu son mot à dire) dans un certain anonymat.
Cependant John Wayne tourne énormément pour des séries B et des films de commandes et lors de ses repos file à la chasse.
C’est en 1937 que John Ford propose à John Wayne le scénario de « La chevauchée fantastique » (« Stagecoach« ) qui va lancer la carrière de l’acteur. Mais si les rôles s’étoffent et s’enchaînent il n’est pas encore considéré comme un grand acteur même par John Ford son ami qui aime être un tortionnaire sur les tournages.
Puis vient la seconde guerre mondiale dans laquelle il veut s’engager mais il est alors marié et père de 4 enfants. Il doit se contenter de visiter les soldats au front. Il en a gardé une certaine amertume.
Au sortir de la guerre durant laquelle il n’a cessé de tourner (en grande partie des films patriotiques), il fait partie des acteurs préférés du public américain.rueducine.com-john-wayne-2
1948 avec deux films de John Ford « Le fils du désert » et « Le massacre de Fort apache » avec lequel John Wayne et John Ford entament une trilogie magnifique sur la cavalerie avec « La charge héroïque » (« She wore a yellow ribbon« ) (1949) puis « Rio Grande » (1950).
Avec John Ford John Wayne tournera d’inoubliables films comme  « L’homme tranquille » (« The quiet man« ) (1952) et le chef d’oeuvre absolu du western « La prisonnière du désert » (« The seachers« ) (1956), puis « Les cavaliers » ( » The horse soldiers« ), le méconnu « The colter Craven story » (1960), le western nostalgique « L’homme qui tua Liberty Valance » (« The man who shot Liberty Valance » (1962), et enfin leur dernier film ensemble « La taverne de l’irlandais » (« Donovan’s reef« ) (1963).
Outre Raoul Walsh et John Ford, John Wayne tourne avec de grands réalisateurs comme Howard Hawks avec lequel il tourne « La rivière rouge » (« Red River« ) (1948), « Rio Bravo » magnifique sur-western et son remake « El Dorado » (1967), mais aussi l’exotique « Hatari » (1962) et le dernier film du réalisateur « Rio Lobo » (1970).
Avec Henry Hathaway il tourne  « La cité disparue » (« Legend of the lost« ) (1957)  « Le grand Sam » (North to Alaska« ) (1960), « Le plus grand cirque du monde » (‘ »Circus world« ) (1964) « Les quatre fils de Katie Elder » (« The sons of Katie Elder« ) (1965), « Cent dollars pour un shérif » (« True grit« ) (1969) qui vaut à John Wayne de recevoir un Oscar.rueducine.com-oscar1
Il collaborera avec des réalisateurs moins prestigieux comme Andrew V. McLaglen « Chisum » (1970),  Burt Kennedy « Les voleurs de train » (1972) ou Don Siegel « Le dernier des géants » (1976) ultime film de la légende de Hollywood. Mais tous auront eu à cœur de conserver l’image du cow-boy (même vieillissant et un peu trop ventru) droit, implacable et viril.rueducine.com-john-wayne-3
John Wayne ne cachera pas ses convictions de droite et anti-communiste qui l’amenèrent à critiquer Edward Dmytryk quand celui-ci était persécuté par la commission MacCarthyste des activités anti-américaines.
Souvent il fut approché par le parti républicain pour se présenter à des élections en Californie ou à Washington. Mais l’acteur s’est toujours refusé à franchir le pas, sans mégoter pour autant son soutien à ce parti.
Cela l’a amené à tourner un des rares films pro-guerre du Vietnam en tant que réalisateur le très réactionnaire « Les bérets verts » (« The green berets« ) (1968).
Il a par ailleurs réalisé un western « Alamo » (« The Alamo« ) (1960) fresque épique sur le siège du fort par l’armée mexicaine durant lequel périrent Jim Bowie et Davy Crokett.
En 1964 on diagnostique un cancer du poumon cela ne l’empêchera pas de tourner jusqu’à son dernier souffle.