BOBBY DEERFIELD (1977)

rueducine.com-bobby-deerfield-1977FILM DE : Sydney Pollack
PAYS : USA
GENRE  : Mélodrame
AVEC : Al Pacino, Marthe Keller, Anny Duperey, Walter McGinn, Romolo Valli, Stephan Meldegg, Gérard Hernandez…
MUSIQUE : Dave Grusin

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SYNOPSIS : Années 1970 Bobby Deerfield est un coureur automobile de formule 1. Son coéquipier, Bertrand Modave vient de décéder lors d’un accident en course. Il refuse de reprendre le volant tant que les causes de l’accident ne sont pas clairement établies. Il profite des investigations de l’équipe pour aller voir Karl Hotzmann un ami à lui et ancien pilote gravement blessé et condamné au fauteuil roulant. Il est soigné dans une maison de soins palliatifs en Suisse. Là, Bobby Deerfield rencontre une jeune femme Lillian Morelli, assez fantasque dans son comportement et qui l’inonde de questions. Le lendemain matin alors que Bobby Deerfield s’apprête à repartir, Lillian l’aborde lui demande la prendre à son bord et la ramener chez elle. Elle lui certifie qu’elle ne fugue pas de la maison de soins. Il la ramène à Florence…

CRITIQUE : Sydney Pollack est un cinéaste protéiforme qui s’est attaqué à beaucoup de genre. Ici il approfondit le sillon du mélodrame déjà creusé avec « Nos plus belles années » en 1973.
Une chose est vraie c’est que l’affiche du film est trompeuse. On s’attend à un film sur un coureur automobile ou de moto. Mais il n’en est rien.
Librement adapté d’un roman de Erich Maria Remarque « Le ciel n’a pas de préférés« , le film est un pur mélo entre deux êtres qui sont confrontés à la mort quasi quotidiennement. L’un est aussi introverti que l’autre est exubérante.
Al Pacino caché derrière ses lunettes de soleil, amoureux, malmené et maladroit est finalement le plus fragile des deux enclin à la jalousie. Sa composition est touchante.
Le jeu de Marthe Keller en femme fantasque et un peu agressive est déstabilisant mais très vite on comprend que c’est un effet voulu. Cette femme qui cache sa maladie (une leucémie) même à l’homme qu’elle aime, et qui court après chaque instant de bonheur vit ses dernières semaines avec une certaine brutalité. Elle peut même quitter Bobby sans un mot pour vivre quelques instants supplémentaires de sensations fortes. La séquence des ballons est révélatrice de la force de caractère des deux êtres.
Sydney Pollack réussit encore mieux la description du couple que tout oppose que dans « Nos plus belles années » qui est quand même un beau film.
La musique de Dave Grusin est remarquable.
La Toscane est magnifique et Sydney Pollack avec sa caméra ne la rate pas.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Bobby est avec Lillian sur une barque et dans un moment d’intimité et de bonheur lui raconte son enfance. Un vaste mensonge comme Lillian lui en avait raconté un.

NOTE : 16/20

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L’ANECDOTE : Dans le roman l’histoire se passait juste après la deuxième guerre mondiale. Ici elle est contemporaine aux années 1970.

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