BOULEVARD DU RHUM (1971)

rueducine.com-boulevard-du-rhum-1971FILM DE : Robert Enrico
PAYS : FRANCE
GENRE : Aventures, Comédie
AVEC : Lino Ventura, Brigitte Bardot, Jess Hahn, Clive Revill, Bill Travers, Guy Marchand, Antonio Casas, Andréas Voutsinas, Joe Turner…
MUSIQUE : François De Roubaix

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SYNOPSIS : Côte Est des Etats-Unis années 1920 du temps de la prohibition, Cornelius Van Zeelinga un rumrunner (trafiquant d’alcool venant des Antilles françaises ou anglaises pour débarquer en contrebande de l’alcool) voit son bateau couler par les gardes-côtes américains. Ruiné il se réfugie au Mexique dans une cantina. Il accepte de jouer pour de l’argent au jeu de l’aveugle (dix hommes ivres armés de pistolets, avec chacun une seule balle, doivent tirer dans sur un homme qui a eu dix secondes dans le noir total pour se cacher et éviter les balles). Blessé mais riche il revient aux Antilles comme armateur d’un vieux rafiot. Durant sa convalescence il se rend au cinéma et tombe amoureux de l’actrice de muet Linda Larue. Il délaisse le trafic d’alcool malgré un juteux contrat pour vivre sa passion avec l’actrice…

CRITIQUE : Peut-on parler de naufrage en voyant ce film? Après le semi-échec de son précédent film « Ho! » avec Jean-Paul Belmondo, Robert Enrico adapte avec Pierre Pelegri un roman de Jacques Pecheral. Le résultat n’est pas meilleur voire pire! Certes le réalisateur a bénéficié de moyens financiers importants. Reconstitution des années 1920 avec costumes et voitures de bon aloi. Décors naturels au Mexique et aux Antilles. La visite touristique cependant ne suffit pas et le scénario patauge dans une aventure (le trafic d’alcool) qui s’étire en longueur et se rétame dans une idylle improbable entre un trafiquant et une star de cinéma qui minaude à la ville comme à l’écran. Si Lino Ventura s’en tire avec les honneurs malgré le travail de sape de son réalisateur qui s’évertue à vouloir en faire un amoureux transi, Brigitte Bardot apparaît comme ce qu’elle a toujours été: Un joli minois mais une actrice calamiteuse. Jess Hahn fait un coucou au début du film et à la fin et nous manque tout au long du film. Guy Marchand roucoule et agace mais c’est son rôle qui veut cela ne lui en voulons pas. Clive Revill comme à son habitude tire son épingle du jeu et assure la fantaisie british. Nous sommes donc loin des bons films qu’étaient « Les aventuriers » et surtout « Les grandes gueules« . Le film dure deux heures et quart et c’est bien trop long pour le peu qu’il y avait à dire et montrer. L’introduction du film dure 45 minutes avant que n’apparaisse le personnage de Linda Larue. Nous avons donc droit, pour faire passer le temps, à une inepte poursuite en voiture en accéléré autour d’une place de La Havane, et une interminable bagarre dans un saloon puis dans la rue, à la sortie de prison des rum-runners, pour fêter la fin de la prohibition. John Ford se serait bien passé de ce genre d’hommage… Mais Robert Enrico veut aussi rendre hommage au cinéma et nous assène d’une fin mièvre avec une B.B. nous infligeant la chanson « Plaisir d’amour » qui nous fait regretter à jamais « Je t’aime… moi non plus » de et avec Serge Gainsbourg. François De Roubaix participe au sabordage de l’entreprise avec une musique indigne de sa classe.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Lord Hammond et Cornelius Van zeelinga se battent en duel au sabre sur une plage. Lord hammond pas plus borgne que son adversaire porte néanmoins un cache œil en hommage à L’amiral Nelson. Clive Revill is… so british!

NOTE : 08/20

L’ANECDOTE : Brigitte Bardot est à deux années et 3 films de la fin de sa carrière. Elle y mettra un terme elle même ne se sentant pas à son aise dans le milieu du cinéma, pour se consacrer à la défense des animaux.

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