CAGE AUX FOLLES (LA) (1978)

rueducine.com-la-cage-aux-folles-1978FILM DE : Edouard Molinaro
TITRE ORIGINAL : Il vizietto
PAYS : ITALIE, FRANCE
GENRE : Comédie
AVEC : Michel Serrault, Ugo Tognazzi, Michel Galabru, Rémi Laurent, Benny Luke, Luisa Maneri, Claire Maurier, Liana Del Bazo, Venantino Venantini
SCÉNARIO : Jean Poiret, Francis Veber, Edouard Molinaro, Marcello Danon
MUSIQUE : Ennio Morricone

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SYNOPSIS : Albin et Renato couple homosexuel la bonne cinquantaine chacun tiennent à Saint-Tropez un cabaret nommé « La cage aux folles ». Albin y tient le rôle vedette. Mais en vieillissant il devient de plus en plus capricieux. Renato doit utiliser mille stratagèmes pour calmer son amant et l’inciter à aller sur scène tous les soirs. Ce soir là, Laurent le fils de Renato vient rendre visite à son père et lui annonce qu’il est amoureux et va se marier. Problème, le père de sa fiancée, Andréa, est un homme politique cadre d’un parti réactionnaire drapé dans la « défense des bonnes mœurs ». Laurent demande à son père de rencontrer sa future belle famille mais de soigner le décor un peu trop exubérant, et d’éloigner Albin qui ferait tâche au tableau…rueducine.com-la-cage-aux-folles-photo

CRITIQUE : Voici un film qui a bien du mal à passer les années. La faute à une adaptation d’une pièce de théâtre de Jean Poiret plutôt calamiteuse. Le film cherche tant bien que mal à sortir de la scène de théâtre pour s’aérer mais peut-être aurait-il mieux valu capter la pièce… ce qu’aucun producteur français n’a voulu financer.
De plus le remplacement de Jean Poiret par Ugo Tognazzi n’a pas été fructueux. Et le doublage de la voix de l’acteur transalpin par Pierre Mondy n’est pas non plus formidable.  Jean Poiret a du se plier aux contraintes de la coproduction (une grande partie de la distribution et de l’équipe technique étant italienne).rueducine.com-la-cage-aux-folles-photo (2)
Les décors du film sont ternes et la photographie assez mauvaise, ce qui est assez surprenant de la part de techniciens italiens.
Edouard Molinaro tourne comme il enfile des aiguilles, avec une certaine monotonie. Même la scène dite « de la biscotte » est bâclée tournée dans un décor de bar terne. Elle est de plus suivie d’une scène calamiteuse avec des clients homophobes.
Michel Serrault sauve le film du naufrage complet par une interprétation certes outrée, mais qui emporte le rire. Benny Luke n’est pas de reste et compose une bonne inoubliable.
Venantino Venantini cachetonne. Le film pouvait se passer de lui. Quant à Michel Galabru il pâtit de beaucoup de scènes extériorisées et donc (mal) réécrites pour le film. Quand il est face au duo (Serrault-Tognazzi) il a tendance à en faire un peu trop pour exister.
La musique d’Ennio Morricone n’est guère mise en valeur. Il faut dire que le maestro ne s’est pas trop foulé pour l’occasion.rueducine.com-la-cage-aux-folles-photo (4)

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : L’arrivée pendant le repas entre les deux familles d’Albin déguisée en sage quinquagénaire. rueducine.com-la-cage-aux-folles-photo (5)

NOTE : 10/20

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L’ANECDOTE : Mike Nichols tourne un remake profondément remanié sur un scénario d’Elaine May. Avec Robin Williams, Nathan Lane et Gene Hackman. Le film sort en 1996.rueducine.com-la-cage-aux-folles-locandina

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