CERVEAU D’UN MILLIARD DE DOLLARS (UN) (1967)

rueducine.com-un-cerveau-d-un-milliard-de-dollars-1967FILM DE : Ken Russell
TITRE ORIGINAL : Billion dollar brain
PAYS : Grande Bretagne
GENRE : Espionnage
AVEC : Michael Caine, Karl Malden, Françoise Dorléac, Ed Begley, Oscar Homolka, Guy Doleman, Vladek Sheybal…
SCÉNARIO : John McGrath
MUSIQUE : Richard Rodney Benett

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SYNOPSIS : Londres début des années 1970, Harry Palmer a quitté les services secrets. Il est détective privé. Un homme profite de son absence pour pénétrer dans son appartement qui est aussi son cabinet de travail. Harry Palmer surprend l’individu qui fouille son appartement. il s’agit du colonel Ross du MI5. Harry Palmer refuse la réintégration dans le service même avec 300 livres annuelles d’augmentation. Quand le colonel Ross à quitté le domicile de Palmer, le téléphone sonne. Une voix électronique s’adresse à Palmer lui demandant s’il a bien reçu une clef et 200£. La voix lui demande de livrer un colis…

CRITIQUE : Et dire que ce film commençait si bien… pour finir en imitation (ou parodie) ratée de film de James Bond. Quel dommage car les deux premières aventures de l’espion britannique Harry Palmer « IPCRESS : danger Immédiat » (1965) et « Mes funérailles à Berlin » (1966) brillamment interprété par Michael Caine et qui étaient l’antithèse du héros incarné par Sean Connery, suscitaient de ma part le plus grand intérêt.
Bien plus réaliste et assez proche des romans d’espionnage signés John Le Carré. Je regrette le héros bureaucrate et lointain de toute violence,  Harry Palmer dont les aventures écrites par Len Deighton perdent dans ce troisième volet ce qui faisait son sel.rueducine.com-un-cerveau-d-un-milliard-de-dollars-poster
Voici donc Harry Palmer, détective privé sans le sou qui reprend du service (secret) et doit se rendre à Helsinki. L’ambiance de la fin des années 1960 à Helsinki est remarquablement restitué, comme par exemple cette présence des services secrets britanniques et soviétiques dans cette Finlande neutralisée par la guerre froide qui devient un terrain de jeu et d’influence des officines d’espionnage d’Etat.
La partie lettone est aussi plutôt réussie.  Mais au deux tiers du film avec les scènes au Texas, avec ce personnage de général anti-communiste et sorte de rejeton dénaturé du Ku Klux Klan , puis cette fin sur les glaces de la mer Baltique, tout bascule dans un grand n’importe quoi.
La fin apocalyptique du méchant et de ses troupes dure bien trop longtemps.
Le spectateur peut aussi regretter que le film soit un vaste spot publicitaire pour la société d’informatique américaine Honeywell Bull.
Heureusement le personnage d’Anya est une merveille d’écriture. Et l’interprétation de Françoise Dorléac toute en finesse permet de conserver quelques excellents moments. Ce personnage me fait penser à celui de Gabrielle Valladon interprété par Geneviève Page dans « La vie privée de Sherlock Holmes » (1970) de Billy Wilder. Même ambiguïté, même séduction.
Ken Russell a incontestablement le sens du cadrage. Il sait mettre en valeur ses décors naturels Finlandais. Il fait montre d’un certain esthétisme qui donne du cachet à son film. Il n’hésite pas non plus à filmer caméra à l’épaule certaines scènes comme l’enfermement d’Anya dans une pièce après qu’elle ait tenté d’assassiner Palmer, variant ainsi et rythmant son film.
La musique de Richard Rodney Benett n’est pas à la hauteur de celle de John Barry pour « IPCRESS : Danger immédiat« . Elle fait pour le coup trop rengaine et manque d’ampleur.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Anya et Leo Newibigen sont dans un train à la frontière entre la Finlande et l’Union Soviétique. Mais Harry aidé de deux texans remet la main sur les deux fugitifs et leur précieux paquet. il sort du train accompagné de Leo laissant Anya dans le train. Mais Anya profitant d’un changement de locomotive, placée à l’arrière du train, tue sur le quai les deux texans et convainc Leo de la rejoindre. Leo se saisit du paquet et court après le train qui commence à démarrer. Quand Leo est sur le point de monter dans le train elle prend le paquet des mains de Leo et le repousse du pied sur la voie. Jolie scène ou 4 hommes se font posséder par une femme sublime et dangereuse…

NOTE : 12/20

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L’ANECDOTE : Dernier rôle de Françoise Dorléac dont on ne peut que regretter la disparition brutale de cette femme talentueuse. Un accident de la route prive le cinéma français d’une grande actrice. rueducine.com-un-cerveau-d-un-milliard-de-dollars-poster

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