CITY HALL (1996)

rueducine.com-city-hall-1996FILM DE : Harold Becker
PAYS : USA
GENRE : Drame, Politique,Thriller
AVEC : Al Pacino, John Cusack, Bridget Fonda, Danny Aiello, Martin Landau, David Paymer, Anthony Franciosa…
MUSIQUE : Jerry Goldsmith

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SYNOPSIS : New York années 1990, John Pappas, le maire secondé par Kevin Calhoun, un jeune loup aux idéaux affirmés, aux dents longues et à l’intégrité sans faille, gèrent la ville de main de maître. Jusqu’au jour ou dans une rue suite à une fusillade entre un policier et un mafieux, outre le décès de ces deux, meurt aussi un jeune enfant noir. John Pappas calme les journalistes et la communauté noire par de flamboyants discours. Pendant ce temps Kevin Calhoun de son propre chef et pour anticiper sur les journalistes, enquête sur l’obtention de la conditionnelle du mafieux. En effet celle-ci n’est pas signée par l’agent d’approbation mais par le juge Stern. Paul Zapatti parrain de la mafia de Brooklyn et oncle du défunt fait appel à Frank Anselmo dirigeant démocrate de Brooklyn, pour brouiller les pistes et faire passer le policier pour un ripou en déposant de l’argent dans sa maison de campagne…

CRITIQUE : Sidney Lumet fait des émules et Harold Becker en bon élève réalise un film politique où corruption et mafia font bon ménage. Al Pacino domine de la tête et des épaules le casting. John Cusack est cependant très bon (ce n’est pas toujours le cas), ainsi que Danny Aiello impeccable. La réalisation sans esbroufe ni fioritures peut pour certains s’avérer trop austère mais cela permet au scénario de mieux resplendir. En effet ce scénario est béton (notamment co-écrit par Paul Schrader réalisateur américain et Ken Lipper qui a été collaborateur à la mairie de New York). Le système de corruption, laisser aller, et passe-droit en tous genres est donc bien connu de ce dernier. Il y est aussi question du communautarisme et de l’antagonisme entre blancs et noirs. Et des petits pouvoirs que les uns et les autres défendent bec et ongles et dont les faits divers peuvent être le révélateur. Malgré la complexité des phénomènes politiques américains le film se suit sans encombre.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : La scène de discours du tribun John Pappas qui retourne un auditoire hostile après la mort d’un enfant noir, lors de la cérémonie religieuse.

NOTE : 15/20

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L’ANECDOTE : Paul Schrader a notamment réalisé « Hardcore » « La féline« , « Mishima« , et « Affliction« 

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