rueducine.com-Gene-Hackman (72)Gene Hackman est un heureux retraité du cinéma depuis 2004. Acteur de génie Eugene Allen Hackman est né à San Bernardino en Californie en 1930. Sa carrière d’acteur sera tardive. Après s’être engagé dans le corps des Marines pendant environ quatre années quand il en sort c’est pour tenter une carrière d’acteur après quelques petits boulots à New York. Il s’inscrit au Pasadena playhouse. Il devient l’ami de Dustin Hoffman et Robert Duvall. Les trois cohabitent ensemble et ont la réputation d’être les acteurs ayant le moins d’avenir. Puis il rencontre Warren Beatty sur scène. Et en 1964 fait un petit rôle dans « Lilith » de Robert Rossen avec Warren Beatty et Jean Seberg. Cette rencontre sera primordiale pour lui, car c’est Beatty qui l’impose dans « Bonnie and Clyde » (1967) de Arthur Penn. Entre temps il tourne toujours un petit rôle dans « Hawaï » (1966) de Roy George Hill.

Dès l’année suivante sans être dans les premiers rôles, son nom figure à l’affiche « The split » (1968), « Riot » (1969), « Marooned » (1969) de John Sturges, confirment le talent de Gene Hackman.

rueducine.com-oscar1rueducine.com-golden-globeDeux ans plus tard, Gene Hackman rencontre le rôle qui va faire de lui une grande vedette. William Friedkin réunit dans « French Connection » (1971) Roy Scheider et Gene Hackman deux flics des stups dont l’un « Popeye » interprété par Gene Hackman est un teigneux. Film magnifique sur le plan scénaristique et avec une réalisation dans les rues de New York quasi documentaire. Le film est couronné de multiples récompenses. 5 Oscars 3 Golden Globes, 2 BAFTA dont une de chaque pour Gene Hackman.rueducine.com-Gene-Hackman (75)

L’année suivante il tourne avec Lee Marvin dans un thriller « Carnage » (« Prime cut« ) du réalisateur américain Michael Ritchie. Film sur le Kansas City des bas fond. Sissy Spacek y tient son premier rôle au cinéma. Gene Hackman y interprète un mafieux proxénète qui ne paye pas ses dettes.

En 1971 on le trouve dans un second rôle dans un western hyper violent « Les charognards » (« The hunting party« ) d’un inconnu Don Medford qui pour ce premier film suit les traces de Sam Peckinpah. Gene Hackman y interprète un homme riche, impuissant avec sa femme mais dont l’enlèvement de celle-ci va révéler la partie sombre du personnage.

Mais c’est sur le film catastrophe « L’aventure du Poséidon » (« The Poseidon adventure« ) (1972) de Ronald Neame que la gloire définitive reviendra à Gene Hackman. Le film sur le naufrage spectaculaire d’un paquebot fait un carton au box office et entre parmi les 10 plus grosses recettes américaines de tous les temps à la 6ème place. Gene Hackman y joue un prêtre volontariste.

En 1973 Gene Hackman joue dans un rôle moins spectaculaire de Jerry Schatzberg « L’épouvantail » (« Scarecrow« ). Un road movie et buddy movie avec pour partenaire Al Pacino. Deux marginaux qui se rendent à Pittsburgh chacun pour des raisons différentes et font le chemin en auto-stop ensemble.rueducine.com-Gene-Hackman (76) Il enchaîne avec « Conversation secrète » (« The conversation« ) de Francis Ford Coppola. Un des films les moins spectaculaires du réalisateur ayant pour sujet les écoutes des conversations et la paranoïa « des écouteurs ». Néanmoins le film deviendra d’une actualité brûlante avec l’affaire du Watergate (1972-1974) alors que le film était dans les tiroirs depuis 1960. Avec « Klute » (1971) de Alan J. Pakula le sujet de l’espionnage privé par la technologie des écoutes inquiète Hollywood.

Gene Hackman retrouve Arthur Penn pour « La fugue » (« Night moves« ) (1975), qui revisite le film noir. Gene Hackman incarne un détective privé à la recherche d’une jeune femme, fille d’une ex-vedette du cinéma. Il sera vite dépassé par les événements et les morts qui s’accumulent. Premier rôle pour Melanie Griffith. Et débuts de carrière pour James Woods.

John Frankenheimer le convoque pour l’inutile « French Connection II« , qui n’est pas un mauvais film en soi mais n’apporte rien par rapport au premier film.

La même année Gene Hackman enchaîne avec un western atypique sous forme de course et dans lequel interviennent les premières automobiles. « La chevauchée sauvage » (« Bite the bullet« ) de Richard Brooks. Un film nostalgique sur la fin de la conquête de l’ouest et les valeurs perdues, quand le cheval avait une valeur inestimable (le vol de cheval était puni de la pendaison). Gene Hackman partage la vedette avec James Coburn et Candice Bergen.rueducine.com-Gene-Hackman (77)

Il retrouve Candice Bergen dans le film de Stanley Kramer « La théorie des dominos » (« The domino principle« ) 1977. Richard Widmark, Eli Wallach et Mickey Rooney. Le film est un autre des grands sujets paranoïaques hollywoodiens. Celui du complot. L’assassinat en 1963 de John Fitzgerald Kennedy saisit le pays, puis le temps passant des films comme « A cause d’un assassinat » (« The parallax view« ) (1974) de Alan J. Pakula ou « Complot à Dallas » (« Executive action« ) (1973) sortent. « La théorie des dominos » est en deçà des attentes et un échec en salles.

La même année il joue dans le film de Richard Attenborough au casting pléthorique « Un pont trop loin » (« A bridge too far« ). Il est un général polonais qui avec sa troupe vient en appui aux troupes anglo-américaine durant la reconquête de la Hollande.rueducine.com-Gene-Hackman (74)

Puis on le voit toujours en 1977 dans un film pas très réussi « Il était une fois… la légion » (« March or die« ) film qui mélange la guerre et la romance du temps des colonies françaises de Dick Richards au casting hétéroclite. L’américain Gene Hackman, l’italien Terence Hill, et la française Catherine Deneuve, le suédois Max von Sydow et le britannique Ian Holm. On en retient la belle prestation de Gene Hackman et la beauté de Catherine Deneuve.

En 1978 et 1980 il joue le méchant avec une certaine jubilation dans « Superman » de Richard Donner et « Superman II » de Richard Donner et Richard Lester. Face à un Christopher Reeve, un poil pâlichon c’est lui qui relève la sauce. Gene Hackman est mobilisé par le tournage des deux films en simultané. Outre les difficultés techniques les difficultés relationnelles entre Richard Donner et la production l’emmènent à quitter le tournage alors que « Superman » est bouclé et « Superman II » l’est à 70%, Richard Lester venant à la rescousse pour achever le deuxième volet. Les deux films sont des succès planétaires.rueducine.com-Gene-Hackman (73)

Ce qui ne sera pas le cas de « La vie en mauve » (« All night long« ) (1981) de Jean-Claude Tramont réalisateur belge qui travaillait aux Etat-Unis. Comédie qui réunit Gene Hackman et Barbra Streisand. Une femme est aimée par trois hommes : Son mari , un jeune homme et le père de ce dernier. Cette même année il apparaît dans le très ambitieux film de son ami Warren Beatty « Reds« . Film qui raconte une partie de la vie de John Reed journaliste américain marxiste et séduit par la révolution de 1917 en Russie. Tournage qui dure une année. Le film se fait coiffer au poteau des récompenses par « Les chariots de feu » (« Chariots of fire ») de Hugh Hudson pour le meilleur film. Mais Warren Beatty remporte celui du meilleur réalisateur.

En 1983 Gene Hackman incarne dans « Eureka » de Nicolas Roeg  un prospecteur ayant fait fortune et qui s’est installé en Jamaïque. Sa richesse est convoitée par sa fille et son gendre ainsi que des associés affiliés à la mafia. Outre Gene Hackman, figurent au générique la somptueuse Theresa Russell, Rutger Hauer, Mickey Rourke et Joe Pesci. Le film est un cuisant échec.

Mais la même année sort « Under fire » (1983) avec Gene Hackman. Un film de Roger Spottiswoode avec Nick Nolte et Joanna Cassidy et Jean-Louis Trintignant. Le film décrit le parcours d’un journaliste au milieu de la guerre civile au Nicaragua. Gene Hackman n’a qu’un second rôle mais le film est très intéressant et pose les questions sur le journalisme de guerre et sa prétendue neutralité devant les faits mais aussi la question des bienfaits (ou non) de l’interventionnisme américain en Amérique centrale et Amérique du sud face au « péril communiste ».rueducine.com-Gene-Hackman (78)

La même année il tourne « Retour vers l’enfer » (« Uncommon valor« ) (1983) de Ted Kotcheff. Film sur les prisonniers américains de la guerre du Vietnam abandonnés par les Etats-Unis. Le sujet aurait pu être intéressant mais le film n’est pas à la hauteur. Gene Hackman ancien marines n’hésitera pas à interpréter des soldats américains dans des films de guerre (hélas pas très réussis) je pense à « Air Force BAT 21 » (1988) de Peter Markle ou « En territoire ennemi »  (2001) de John Moore

L’acteur se trouve comme au creux d’une vague, les films s’enchaînent entre 1984 et 1988 sans vraiment trouver un public ni même être des films digne d’intérêt.

L’année suivante il tourne un remake du film de Luigi Comencini « L’incompris » (« L’incompreso« ) (1966). Il s’agit de « Besoin d’amour » (« Misunderstood« ) (1984) de Jerry Schatzbzerg. On se contentera de regarder l’original. « Target » (1985) troisième film d’Arthur Penn avec Gene Hackman est une grosse déception. Ce film d’espionnage filmé par un auteur plutôt chevronné manque d’ampleur et de vigueur. Même « Power, les coulisses du pouvoir » (« Power« ) (1986) de Sidney Lumet est un petit « Lumet ». Le film se veut un pamphlet politique mais n’atteint guère son but.

Avec « Le grand défi » (« Hoosiers« ) (1986) de David Anspaugh, Gene Hackman semble remonter un peu la pente. Le film narre les exploits sportifs d’une petite équipe de basketball. Et s’il n’a rien de transcendant, le film rencontre le public et obtient des critiques satisfaisantes.rueducine.com-Gene-Hackman (79)

« Sens unique » (« No way out« ) (1987) polar politique de Roger Donaldson donne à Gene Hackman son premier rôle de politicien véreux. Loin d’être un grand polar c’est un polar efficace dans lequel Kevin Costner qui sort du tournage de « Les incorruptibles » (« The untouchables« ) (1987) de Brian de Palma montre qu’il faudra compter avec lui comme tête d’affiche. Beau succès international et film multidiffusé dans les chaînes de  télévision.

Gene Hackman tourne dans un film de Woody Allen « Une autre femme » (« Another woman« ) (1988) un des films les plus inspirés par la filmographie de Ingmar Bergman et notamment « Les fraises sauvages » (« Smultronstället« ) (1957). Gene Hackman interprète l’amour de jeunesse de Gena Rowlands professeur de philosophie qui en entendant accidentellement une séance de thérapie d’ un psychanalyste voisin remet en cause sa vie sentimentale. Ian holm et Mia Farrow partagent aussi l’affiche du film.

Nous retrouvons Gene Hackman dans un polar très réussi signé Alan Parker « Mississippi burning » (1988) sur une série de crimes racistes commis dans le milieu des années 1960 par des membres du Ku Klux Klan. Buddy movie sur deux inspecteurs du FBI. Le duo Willem Dafoe/Gene Hackman est très efficace. La reconstitution de l’ambiance de ces années difficiles pour les noirs est une pleine réussite. Succès en salles. rueducine.com-Gene-Hackman (81)

Puis il tourne un thriller qui mélange l’espionnage, et le film de complot politique « Opération crépuscule » (« The package« ) (1989) de Andrew Davis. Il retrouve Joanna Cassidy et tourne avec Tommy Lee Jones qui a 43 ans débute sa carrière d’acteur au cinéma. Excellente chasse à l’homme qui tient bien en haleine le spectateur.

Nous passons sur la comédie « Loose cannons » (1990) de Bob Clark pour nous attarder suer la comédie de mœurs hollywoodiennes « Bons baisers d’Hollywood » (« Postcards from the edge« ) (1990) de Mike Nichols d’après un scénario de l’actrice Carrie Fisher. Gene Hackman n’y a qu’un second rôle. Et la comédie sur une actrice dépressive portée par Meryl Streep  fonctionne. rueducine.com-Gene-Hackman (80)

Cette même année 1990 il tourne dans un remake du film « L’énigme du Chicago express » (« The narrow margin« ) (1952) de Richard Fleischer. « Le seul témoin » de Peter Hyams est un polar efficace et une belle course poursuite dans un train. Mais on peut lui reprocher d’être seulement un film de consommation courante. Aussi vite vu, quasiment aussi vite oublié. Dommage car la prestation de Gene Hackman est loin d’être anecdotique.

L’année suivante il interprète un avocat qui a toujours plaidé pour des grandes causes. Il n’est pas fortuné. Il a placé son métier au-dessus de sa famille et de sa fille qui lui en veut. Ce qui n’est pas le cas de sa fille (Mary Elizabeth Mastrantonio) avocate elle aussi mais dans un richissime cabinet d’avocats qui travaille pour les gens fortunés ou les entreprises. Tandis que le père est sollicité pour défendre les consommateurs d’une voiture défectueuse, l’entreprise Argo qui commercialise les véhicules mis en cause font appel au cabinet d’avocat. Et c’est à la fille qu’échoit le dossier. L’affrontement entre père et fille aura aussi lieu au prétoire. « Affaire non classée »  (« Class action« ) de Michael Apted est un petit thriller plutôt séduisant plus pour le portrait père/fille que pour le suspens.

Puis il enchaîne avec un film d’espionnage très mal réalisé. « Patriots » (« Company Business« ) est il faut le dire un mauvais film. Gene Hackman qui a du métier limite les dégâts par sa prestation. Mikhaïl Baryshnikov est calamiteux.

rueducine.com-oscar1Heureusement son ami Clint Eastwood pense à lui pour tourner dans son western crépusculaire « Impitoyable » (« Unforgiven« ) (1992). Film génial dans lequel il incarne le shérif Little Bill corrompu et violent. Le film reçoit 4 Oscars. Gene Hackman est sous la gouttière et en récolte un pour le meilleur second rôle.rueducine.com-Gene-Hackman (82)

Puis l’année suivante il tourne dans un bon film de Sydney Pollack  « La firme » (« The firm« ) (1993). Adaptation d’un roman de John Grisham. Il interprète un avocat qui appartient à un cabinet tenu par la mafia. Auprès du jeune avocat intègre Mitch McDeere qui vient d’entrer dans ce cabinet il va jouer un double jeu. Là aussi c’est un second rôle mais marquant.

L’acteur retrouve le western avec une biographie du chef indien « Geronimo » (1993) réalisée par Walter Hill sur un scénario de John Milius. Le western est loin d’être parfait. Le héros principal incarné par Jason Patric est d’une grande fadeur. Par chance Wes Studi assure en chef apache et les deux compères Gene Hackman et Robert Duvall relèvent le niveau général.

C’est Kevin Costner producteur qui fait appel à lui pour un second rôle dans son nouveau western « Wyatt Earp » (1994) tourné par Lawrence Kasdan. Énorme fresque qui s’est faite démolir par la critique et n’a pas vraiment rencontré non plus le public.

Gene Hackman enchaîne les westerns, genre quasi moribond depuis le milieu des années 1970  en plein renouveau depuis le succès de « Danse avec les loups » (« Dance with wolwes« )(1990)  puis de « Impitoyable » (1992). « Mort ou vif » (« The quick and the dead« ) (1995) de Sam Raimi nourri au western italien dit « Spaghetti » et au film gore; il a réalisé « Evil dead » (1981). Cela transparaît dans ce western ludique mais inconséquent. Avec Sharon Stone,  Leonardo Di Caprio et Russell Crowe.

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En 1995 il tourne « USS Alabama » (« Crimson tide« ) (1995) de Tony Scott l’histoire d’un affrontement entre un commandant et son second dans un sous-marin américain sous fond de tension internationale et lancers de missiles nucléaires. Le film lorgne un peu vers « A la poursuite d’Octobre Rouge » (« The hunt for Red October« ) (1990) de John McTiernan, mais ne parvient pas à la hauteur du défi. La faute à un scénario pauvre et redondant.  Le film cependant trouve son public aux Etats-Unis et à l’international.

Il enchaîne cette même année avec une comédie « Get Shorty : Stars et truands » de Barry Sonnenfeld. Il interprète un producteur de films de série B aux prises avec un mafieux new-yorkais qui a décidé de blanchir son argent en l’injectant dans l’industrie du cinéma. La comédie est moyennement réussie même si le Hollywood décrit dans le film est assez croquignolet. Casting de luxe autour de l’acteur : John Travolta, Danny de Vito, Rene Russo, delroy Lindo, James Gandolfini, Dennis Farina…rueducine.com-Gene-Hackman (85)

Gene Hackman retrouve Mike Nichols pour une adaptation américaine de « La cage aux folles » (1978) remake du film d’Edouard Molinaro. Malgré Robin Williams et Nathan Lane « The Birdcage » (1996) ne décolle pas vraiment.
La même année il enchaîne deux thrillers. « Mesure d’urgence » (« Extreme measures« ) de Michael Apted avec Hugh Grant, Sarah Jessica Parker et David Morse et « L’héritage de la haine » (« The chamber« ) de James Foley d’après un roman de John Grisham avec Chris 0’Donell et Faye Dunaway. Dans le premier il est un médecin qui fait des expérimentations non autorisées sur des pauvres sans abri. Dans le second il joue le grand père condamné à mort pour des crimes racistes. Le second film a reçu un très mauvais accueil critique allant même à être comparé à un film pornographique sur la violence raciste. John Grisham lui-même dira sa déception vis-à-vis du film qu’il jugera calamiteux et relèvera cependant la bonne performance de Gene Hackman.

En 1997 il retrouve Clint Eastwood pour jouer un président des Etats-Unis qui lors d’une rencontre amoureuse avec une jeune femme fille d’un sénateur finit en séance sado-masochiste et par la mort accidentelle de la jeune femme. Problème un cambrioleur qui était tapis dans un réduit avec miroir sans tain a tout vu de la scène. Les services secrets tentent de mettre le meurtre sur le dos du cambrioleur. « Les pleins pouvoirs » (« Absolute power« ) avec Clint Eastwood, Judy Davis, Ed harris et Scott Glenn est un excellent thriller divertissant. rueducine.com-Gene-Hackman (86)

L’année suivante il tourne un second rôle pour un thriller en forme d’hommage aux productions hollywoodiennes des 1940-50. Dans « L’heure magique » (« Twilight« ) il est un ex acteur richissime mais malade qui envoie son ami détective privé au casse-pipe pour éteindre les incendies que lui et sa femmes ont allumé un peu partout.

Il enchaîne avec un second rôle dans un thriller survitaminé de Tony Scott. Son rôle dans « Ennemi d’Etat » (« Enemy of State« ) (1998) reprend un peu celui qu’il a eu dans « Conversation secrète » (« The conversation« ) (1974) de Francis Ford Coppola. En encore plus paranoïaque. Il n’apparaît qu’au bout de 40 minutes de films mais à partir de là le film décolle vraiment et son personnage et l’interprétation merveilleuse qu’il donne, y est pour beaucoup.

En 2000 Hollywood en mal d’idées (les tournages de remakes et de suites prennent des proportions inquiétantes) décide d’adapter pour le public américain et ses environs le chef d’oeuvre en forme de huis-clos de Claude Miller dialogué par Michel Audiard : « Garde à vue » (1981).  « Suspicion » (« Under suspicion« ) (2000) de Stephen Hopkins est un beau ratage. Ce ne sont pas les interprétations des acteurs Morgan Freeman, Gene Hackman et Monica Bellucci qui sont en cause, mais un scénario ni fait ni à faire qui cherche à tout prix à sortir du huis-clos. Stephen Hopkins réalisateur des calamiteux « L’ombre et la proie » (1996) et « Perdus dans l’espace » (1998) n’améliore pas sa filmographie avec ce film.rueducine.com-Gene-Hackman (87)

Il tourne la même année une comédie « Les remplaçants » (« The replacements« ) de Howard Deutch sur la grève des joueurs de football américain en 1987. Un entraîneur à la retraite monte une équipe pour remplacer les grévistes. Faite de retraités et de grandes gueules l’équipe parvient tant bien que mal à évoluer dans le championnat. Nous ne serons pas étonné d’apprendre que le dénommé Howard Deutch ait disparu des grands écrans depuis 2008 pour se reconvertir au séries télévisées.

Gene Hackman apparaît dans un film dans lequel les deux stars principales sont Julia Roberts et Brad Pitt. « Le mexicain » (« The mexican ») (2001) de Gore Verbinski est un genre de comédie sentimentale qui fait appel au thriller. La sauce ne prend pas vraiment et le film a quelques longueurs. Cependant le succès sans être retentissant et bel et bien là.

2001 est une année plutôt fructueuse en nombre de films. Il enchaîne avec la comédie « Beautés empoisonnées » (« Heart brakers« ) de David Mirkin. Il y interprète un vieux millionnaire libidineux et fumeur invétéré avec une jubilation manifeste.

Puis il est truand de génie dans « Braquages » (« Heist« ) de David Mamet. Mélange subtil de thriller et de film d’arnaque. Le film est très plaisant à suivre, même si le scénario contient des exagérations dans ses rebondissements et twist-ending.rueducine.com-Gene-Hackman (88)

Enfin il tourne dans la comédie du très original Wes Anderson « La famille Tenenbaum » (« The royal Tenenbaums« ) (2001). Film qui donnera une aura internationale au réalisateur. Casting superbe, comédie familiale le dernier bon film de Gene Hackman qui interprète le patriarche de la famille qui fait semblant d’être malade pour ramener à lui sa famille.

Il tourne en 2003 une ultime adaptation d’un best seller de John Grisham « Le maître du jeu » (« Runaway jury« ) de Gary Fleder dans lequel il joue un avocat qui utilise des méthodes peu amènes pour mener à bien ses procès. Mais aussi comment un couple parvient à influencer la composition du jury et son verdict. Film efficace sans non plus être mémorable. Entouré de Dustin Hoffman, John Cusack et Rachel Weisz Gene Hackman compose « un méchant »  plutôt bien troussé qui crédibilise le récit.

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La carrière de Gene Hackman s’achève (hélas) sur « Bienvenue à Mooseport » (« Welcome to Mooseport« ). Comédie sans grand intérêt. l’affrontement politico-sentimental d’un ancien président des Etats-Unis qui veut finir sa carrière en administrant la ville où il passera la fin de sa vie au grand dam d’un plombier qui prend très mal ce « parachutage » électoral et décide de se présenter contre lui. Coups bas et mensonges vont pleuvoir. La comédie est éventée et le tendron Ray Romano qui tient le rôle du plombier ne fait pas le poids face à au vétéran Gene Hackman. rueducine.com-Gene-Hackman (90)