rueducine.com-giuliano-gemmaGiuliano Gemma débarque dans l’industrie du cinéma dans la splendeur de sa jeunesse comme cascadeur. Dino Risi l’embauche pour une petite apparition dans « Venise, la lune et toi » (« Venezia la luna e tu« ) (1958). Puis dans le vaste casting du film « Ben-Hur » (1959) il est recruté pour le film de William Wyler mais ne figure pas au générique. Il tourne un petit rôle dans « Le guépard » (« Il gattopardo« ) (1963) de Luchino Visconti.
Et la coproduction franco italienne des films de Bernard Borderie « Angélique marquise des anges » (1964) et « Merveilleuse angélique » (1965) lui donne un rôle important. Mais il est surtout accaparé dans des péplums dont Cinecittà était si friande dans les années 1950, jusqu’à ce que le genre, au milieu des années, 1960 moribond soit remplacé par le western italien dit spaghetti.

Giuliano Gemma enfile donc la panoplie de cowboy qui lui sied à ravir. ses facultés athlétiques et sa technique de cascadeur font de lui un acteur plutôt bondissant. Son premier western « Le dollar troué » (« Un dollaro bucato« ) (1965) de Giorgio Ferroni est aussi son premier grand rôle au cinéma. Mais c’est le diptyque western suivant de Duccio Tessari « Un pistolet pour Ringo » (« Una pistola per Ringo« ) (1965) et « Le retour de Ringo » (« Il ritorno di Ringo« ) 1966 qu’il prend toute sa place de vedette dans le genre et au cinéma italien. Il enchaîne ainsi une quinzaine de westerns en 10 ans. Souvent il introduit de la comédie dans le genre. On peut détacher parmi ceux-ci
« Adios gringo » (1965) de Giorgio Stegani
« Le dernier jour de la colère » (« I giorni dell’ira« ) (1967)  et « Texas » (« Il prezzo del potere« ) (1969) les deux signés par Tonino Valerii.
En 1976 il tourne dans le magnifique chef d’oeuvre de Valerio Zurlini « Le désert des tartares » (« Il deserto dei tartari« ) au milieu d’une distribution européenne de classe internationale et y tient le rôle principal.

Giuliano Gemma a aussi tourné des films de comédie plus populaires car c’est un genre qui lui plaisait beaucoup. Parmi ces films « Africa express« (1975) de Michele Lupo et « Safari express » (1976) de Duccio Tessari où il est le partenaire d’Ursula Andress. Et deux films de E.B. Clucher (Enzo rueducine.com-Giuliano-GemmaBarboni) « Les anges mangent aussi des fayots » (« Anche gli angeli mangiano fagioli« ) (1973) et « Même les anges tirent à droite » (« Anche gli angeli tirano a destra« ) (1974)

Avec « L’affaire Mori » (« Il prefetto di ferro« ) (1977) et « Corleone » (1978) il suit Pasquale Squittieri dans sa dénonciation de la mafia.
A partir des années 1990 il se consacre plus au projets tournés pour la télévision que pour le cinéma et lève le pied sur la fréquence des tournages.

Il décède lors d’un accident de voiture à Civitavecchia ce 1er octobre à 75 ans.