Synopsis

17 septembre 1862, après le sanglante bataille de Antietam, le capitaine Robert Gould Shaw dont le père a ses entrées à la Maison Blanche, est désigné pour former un bataillon de soldats noirs avec grade de colonel. Il prend pour second son ami le major Cabot Forbes très impliqué dans le mouvement pour l’émancipation des noirs. Et sa première recrue est Thomas Searles un jeune noir lettré qui travaille comme secrétaire pour le père de Robert. Le recrutement se fait sans peine, mais très vite le bataillon est sujet à un manque de matériel, qui rend difficile la formation des soldats…

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CRITIQUE

Je vais commencer par le pire du film : sa musique. Boursouflée et ampoulée elle ruine la fin du film. Tout simplement. j’en profite pour dire un petit mot sur James Horner (1953-2015) compositeur de la musique. Ce n’est pas mon compositeur américain préféré loin de là! Cependant il a marqué la musique de film par son empreinte notamment en associant des chœurs à sa musique. Il en est ainsi de « Titanic » (1997) de James Cameron, son oeuvre la plus célèbre et donc « Glory« .
C’est dommage parce que somme toute le film a un intérêt historique. A prendre bien entendu avec des pincettes car rares sont les films américains strictement fidèles au fait.
Nous savons que le cinéma hollywoodien préfère les légendes à l’Histoire.

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Ce qui est intéressant dans le film c’est de voir que la condition des noirs dans les Etats de l’union était à peine meilleure que dans les Etats de la Confédération. Y compris dans l’armée nordiste où on les aurait volontiers cantonnés aux tâches subalternes.
Le film bénéficie d’un bon casting, la surprise étant Matthew Broderick qui tient plutôt bien son rôle de colonel. Morgan Freeman est impérial comme toujours et Denzel Washington crève l’écran. Par ailleurs il remporte l’Oscar du meilleur second rôle masculin.rueducine.com-oscar1
Dommage que Edward Zwick ne soit pas très inspiré dans sa réalisation très très pépère, et j’y reviens, par sa musique insupportable.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le soldat Trip, revient au campement entouré de soldats. Il a été pris comme déserteur. Le châtiment (le fouet) oppose le colonel Shaw à son ami le major Forbes. Mais la sentence est appliqué. Le soldat Trip qui a sur son dos les traces de châtiments semblables reçoit les coups de fouets le regard fixé sur son tortionnaire et sans broncher. Cependant une larme coule sur son œil. Très forte scène qui renvoie le noir à sa condition antérieure.

L’ANECDOTE

L’historien James M. McPherson qui a beaucoup écrit sur la guerre de sécession et dont je conseille son livre « La guerre de sécession » aux éditions Bouquins a soutenu le film pour son aspect pédagogique pour les nouvelles générations noires des Etats-Unis d’Amérique.

NOTE : 12/20

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