GRAND EMBOUTEILLAGE (LE) (1979)

rueducine.com-le-grand-embouteillage-1979FILM DE : Luigi Comencini
TITRE ORIGINAL : L’ingorgo – una storia impossibile
PAYS : ITALIE
GENRE : Comédie à l’italienne
AVEC : Alberto Sordi, Annie Girardot, Fernado Rey, Patrick Dewaere, Angela Molina, Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Stefania Sandrelli, Miou-Miou, Gérard Depardieu, José Sacristàn, Ciccio Ingrassia…
SCÉNARIO : Ruggero Maccari, Bernardino Zapponi, Roxane Boutang, Peter Berling, José Luis Martínez Mollá, Luigi Comencini
MUSIQUE : Fiorenzo Carpi

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SYNOPSIS : Abords de Rome années 1970, un immense embouteillage est en train de se former. S’y trouvent coincés: un entrepreneur au soi-disant idées socialistes mais qui n’apprécie pas les pauvres conduit par un chauffeur, une hippie dans un taxi en route pour Katmandou, un jeune couple avec un professeur, une famille napolitaine, un vieux couple sur le point de fêter ses noces d’argent, une jeune femme, un livreur de petits pots pour bébé, un homme qui va rejoindre sa fiancée, un acteur et son chauffeur, quatre vieux délinquants et trois jeunes fils de bonne famille…

CRITIQUE : Luigi Comencini tire à vue sur ses contemporains. Rien de mieux qu’un embouteillage qui au bout de quelques heures à l’arrêt complet fait exploser les carapaces et rend à chacun sa véritable nature. Finalement l’homme n’est qu’un monstre voleur, lâche, violeur, proxénète, et opportuniste sur tous les plans: moraux, financiers, sexuels. D’autant que voici des centaines de personnes livrées à elles-même sous un soleil de plomb avec une police discrète qui passe juste pour demander d’éteindre les moteurs.
Si au début le film manque de liant: les saynètes vont d’une voiture à l’autre, un suspens s’installe car le réalisateur revient plusieurs fois sur les différents spécimens humains et l’on y voit une évolution des caractères et de leur psychologie au fur et à mesure que les heures passent. Franchement on rit peu à ce spectacle si terriblement humain et désespérant.
Le film met le spectateur en une position de voyeur qui met mal à l’aise face à son propre reflet.
Mais le film est à ranger malgré tout dans le genre de la comédie à l’ italienne. Musique discrète de Fiorenzo Carpi.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : L’entrepreneur qui se dit socialiste mais incapable du moindre fait et geste sans l’aide de son chauffeur et secrétaire, veut se procurer de l’eau. Ayant vu une famille napolitaine débrouillarde qui a réussi à s’en procurer, il décide de la leur acheter au prix de l’or! Refus du père de famille qui orgueilleusement la lui offre…

NOTE : 13/20

L’ANECDOTE : Le tronçon de route a été reconstitué à Cinecittà.

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