GRANDES FAMILLES (LES) (1958)

rueducine.com-les-grandes-familles-1958FILM DE : Denys De La Patellière
PAYS : FRANCE
GENRE : Comédie dramatique
AVEC : Jean Gabin, Pierre Brasseur, Jean Desailly, Bernard Blier, Françoise Christophe, Louis Seigner, Annie Ducaux, Jean Wall, Nadine Tallier, Jean Murat…
MUSIQUE : Maurice Thiriet

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SYNOPSIS : Paris années 1950, Jean Schoulder est le patriarche d’une richissime famille industrieuse. Il détient une sucrerie qui a fait la fortune des Schoulder mais aussi un journal qui fait l’opinion en France et de nombreux titres en bourses. Une branche de sa famille lui est rivale. C’est Lucien Maublanc qui en est le membre éminent. Sa fortune est uniquement boursière, mais son rêve est de parvenir à récupérer les biens des Schoulder. Marginalisé de la famille par ses mœurs libertines et son peu d’attachement au travail, il voue une haine exacerbée vis-à-vis des Schoulder qui le méprisent et le lui font savoir. Le fils de Jean Schoulder, François, a besoin de s’émanciper de ce père par trop omniprésent. Il cherche à réformer le journal mais son père n’en veut pas. Il lui propose de reprendre la sucrerie. Mais c’est une proposition de dupes. Jean Schoulder sait que son fils voudra rénover l’outil de production et l’organisation de l’entreprise et que cela lui demandera des financements énormes et qu’il faudra bien qu’il les lui demande. Effectivement cela ne tarde pas mais Jean Schoulder lui refuse cet argent vital. François se rapproche donc de Lucien Maublanc pour trouver l’argent dont il a besoin. Lucien lui promet un soutien sans faille, et voit l’occasion de prendre sa revanche sur cette famille honnie…

CRITIQUE : Tiré d’un roman de Maurice Druon, ce film a nécessité un énorme travail d’adaptation et d’écriture. C’est Michel Audiard qui est chargé du boulot d’élagage pour ramener cette saga (couronnée du prix Goncourt en 1948) à un film d’une heure trente mais aussi les auteurs ont déplacé l’action qui se situait entre les deux guerres aux années 1950. Mais l’essentiel est conservé et les interprétations magistrales de Jean Gabin et de Pierre Brasseur emportent le morceau. La réalisation reste académique et sage.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Le machiavélisme de Jean Schoulder se retourne contre lui quand son fils se suicide, le voici figé comme une statue le cadavre de son fils à ses pieds. Jean Gabin grandiose !

NOTE : 14/20

L’ANECDOTE : 42ème film pour Michel Audiard qui grâce à ce film prend une stature plus conséquente dans le monde des scénaristes.

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