rueducine.com-itineraire-d-un-enfant-gate-1988

rueducine.com-itineraire-d-un-enfant-gate-1988FILM DE : Claude Lelouch
PAYS : FRANCE
GENRE : Comédie dramatique, Aventures
AVEC : Jean-Paul Belmondo, Richard Anconina, Marie-Sophie L., Jean-Philippe Chatrier, Daniel Gélin, Lio, Béatrice Agenin, Michel Beaune, Pierre Vernier, Paul Belmondo…
MUSIQUE : Francis Lai
Chansons : Patricia Grillo  
Chansons additionnelles 
: Jacques Brel, Michel Berger

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SYNOPSIS : Sam Lion est un homme d’affaires qui a su pendant 40 ans faire prospérer une entreprise de nettoyage industriel de voiries. Enfant il a été abandonné de sa mère et recueilli par des saltimbanques. Durant sa jeunesse il a évolué comme acrobate dans le cirque jusqu’au jour où à 16 ans un accident de trapèze l’empêche de poursuivre dans cette voie. D’où sa reconversion. Mais Sam Lion afin d’éviter un surmenage au bout de 40 ans, sur les conseils de son médecin, prend son bateau et le large. En chemin il décide de mettre en scène sa disparition et de s’évanouir dans la nature. Mais en Afrique il rencontre Albert Duvivier un jeune serveur qui le reconnaît…

CRITIQUE : Voici un film extrêmement lelouchien et extrêmement réussi. Ce qui n’est pas toujours le cas.
Bien souvent le résultat ressemble plus à un salmigondis indigeste d’images et de logorrhées pseudo philosophiques. Ici rien de tout cela.
Tout d’abord Claude Lelouch s’offre un prologue au film de 53 minutes avant la rencontre entre Sam Lion et Albert. C’est gonflé (mais on ne peut pas retirer au réalisateur son omniprésent goût de la prise de risque), et ça fonctionne.
Claude Lelouch et Jean-Paul Belmondo (le film est produit par les films 13, société de Claude Lelouch et Cerito, société de Jean-Paul Belmondo) nous proposent un hymne à la nature des plus somptueux que le cinéma n’ait jamais proposé. Par la suite le film contient quelques scènes plus ou moins improvisées (il est toujours difficile de déterminer ce qui fait partie du jeu et ce qui fait partie de l’improvisation des acteurs chez le cinéaste) irrésistible de comique et de tendresse.
Claude Lelouch signe donc avec ce film un de ses chefs d’œuvres qui sont peu nombreux: « Un homme et une femme » (1966), pour certains « Les uns et les autres » pour d’autres. Et donc ce dernier.
Francis Lai compose une de ses plus belle B.O. pour son réalisateur fétiche.
Jean-Paul Belmondo prouve qu’il peut sortir de ces rôles de justicier dans lesquels il s’était un peu enfermé, avec une aisance sans pareille. Richard Anconina qui à trente cinq ans peut se faire passer pour un homme d’une vingtaine d’années ne pâtit pas de la présence de son aîné.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Dans une chambre d’hôtel, Sam Lion apprend à dire bonjour à Albert. Alors scène improvisée ou non?

NOTE : 17/20

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L’ANECDOTE : Claude Lelouch a fait ce film après avoir été tenté par le fait de disparaître. Tentation passagère et avortée qui lui offrit un magnifique sujet de film.

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2 Comments

  1. Cyrano 19 mars 2015

    Assurément l'un de mes 3 Lelouch préférés ! Malgré qu'il souffre de quelques longueurs (l'introduction par exemple), le film se revoit avec un même bonheur(Ah, les truculentes scènes à l'hotel, les superbes images en Afrique et ailleurs(souvent trop courtes !), ...Belmondo était en train de devenir le digne successeur de Gabin. Après, sa filmo a chuté) Malgré aussi quelques menus "détails" dont notre réalisateur aurait pu nous épargner. Je songe notamment à ce passage où l'on voit divers artistes du monde du cirque qui rendent hommage au personnage principal par un ballet musical avec des outils de nettoyage d'extérieur. D'ailleurs, les moments appuyés par certains passages musicaux vocaux, ne sont pas tous du meilleur effet (quand Sam erre en Allemagne(?) après sa pseudo disparition. Je songe également à cette scène en fondu-enchaîné où l'on voit Anconina et Marie-Sophie L qui, à la redécouverte d'un écris concernant l'abandon de Sam gamin, s'inquiète de perdre leur fils lorsqu'il fait un tour de manège. Séquence inutile car déjà évoquée auparavant. En résumé, cela tient à peux de choses pour avoir un film "parfait".

  2. littlebigxav 20 mars 2015

    C'est vrai que là où Jean Gabin a su conserver son pouvoir d'attirer du monde dans les salles jusqu'à son dernier souffle, Jean-Paul Belmondo (c'est pareil pour Alain Delon) n'a pas su "vieillir" à l'écran. Il est vrai que le spectateur français se détournait à la fin des années 1980 des films policiers qui ronronnaient. Et les tentatives de Jean-Paul Belmondo de se reconvertir "Amazone" ou "Désiré" n'étaient pas des réussites cinématographiques. Puis la santé de Bebel a fait le reste...