JACK LE MAGNIFIQUE (1979)

FILM DE : Peter Bogdanovich
TITRE ORIGINAL : Saint Jack
PAYS : USA
GENRE : Comédie dramatique
AVEC : Ben Gazzara, Denholm Elliott, James Villiers, Joss Ackland, Monika Subramaniam, Lisa Lu, Peter Bogdanovich, George Lazenby…
SCÉNARIO : Howard Sackler, Paul Theroux, Peter Bogdanovich

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SYNOPSIS

Singapour fin des années 1970. Jack Flowers après la guerre de Corée a échoué à Singapour. Il tient un bordel dans la ville. Mais c’est un tenancier peu ordinaire, prévenant avec son personnel et sa clientèle, il connaît tout le monde et a toujours un mot gentil pour l’un ou pour l’autre…

CRITIQUE

Le film tient de la chronique de la vie d’un maquereau. Avec les difficultés de coexister avec la concurrence autochtone. Et d’être la cible d’officines obscures qui cherchent à l’utiliser.
Peter Bogdanovich profite à plein de l’interprétation de Ben Gazzara (1930-2012) qui est comme l’indique le titre français : magnifique.
L’acteur joue de la bonhomie. Peut-être un peu trop car on se demande comment il a pu s’imposer auprès de la concurrence et se faire une place au soleil de Singapour.

Peter Bogdanovich tire aussi partie de ses décors naturels. Il a dû pour cela mentir aux autorités de la ville sur le sujet de son film afin de pouvoir tourner sans encombre.

On retrouve chez le réalisateur une aspiration à incarner le Nouvel Hollywood et une inspiration proche de celle de John Cassavetes (1929-1989) et notamment du film « Meurtre d’un bookmaker chinois » (« The Killing of a Chinese Bookie« ) (1976).

« Jack le magnifique » souffre cependant d’une certaine froideur et d’ellipses qui déstabilisent le spectateur. Par exemple l’arrivée dans la vie de Jack d’une femme Sri lankaise qu’il convoitait, certes mais qu’il n’avait pas approché.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’étrange réaction de la femme de William Leigh au décès de ce dernier. Elle préfère se faire livrer les cendres de son mari à Hong Kong (où elle vit) par la poste plutôt que de faire le voyage à Singapour pour les récupérer.

NOTE : 13/20

L’ANECDOTE

C’est Cybill Shepherd qui a obtenu les droits. Elle a gagné un procès contre le magazine Playboy qui avait publié d’elle des photos volées d’elle . Le magazine a payé partie en argent, partie en droits sur le livre du romancier Paul Theroux. Orson Welles avait déjà parlé au couple Bogdanovich-Sheperd de ce livre et d’une adaptation au cinéma…

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