JEREMIAH JOHNSON (1972)

rueducine.com-jeremiah-johnson-1972FILM DE : Sydney Pollack
PAYS : USA
GENRE : Western
AVEC : Robert Redford, Will Geer, Delle Bolton, Josh Albee, Joaquin Martinez, Stefan Guierasch, Richard Angarola, Allyn Ann MacLerie, Jack Colvin, Matt Clark…
SCENARIO : John Milius
MUSIQUE : Tim McIntire, John Rubinstein

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SYNOPSIS : Années 1840, Jeremiah Johnson quitte l’armée pour vivre dans les Rocheuses comme trappeur. Il rencontre un chasseur de Grizzli qui l’initie à la vie rude dans les montagnes l’hiver. Jeremiah finit par quitter Griffes d’ours pour continuer seul. Il recueille, un jeune garçon traumatisé et rendu muet par le massacre de sa famille par des indiens. Il décide de le prénommer Caleb. Jeremiah et Caleb font la rencontre de Del Gue un marchand de peaux malhonnête que les indiens ont enterré et dont seule la tête reste à l’air libre. Jeremiah le sort de cette mauvaise passe. Peu de temps après Del Gue repère les indiens qui l’ont détroussé. Del Gue provoque le massacre des indiens et leur prend le scalp. Ils se rendent chez les têtes plates, Jeremiah offre les chevaux des indiens tués. Le chef en remerciement donne à Jeremiah Johnson sa fille Swan. Jeremiah est tout d’abord encombré mais elle fait montre d’amour envers lui. Swan, Caleb et Jeremiah trouvent un endroit propice pour bâtir un foyer et vivre des chasses et pêches de Jeremiah. Mais le bonheur sera de courte durée…

CRITIQUE : Sydney Pollack s’inspire d’un roman de Vardis Fisher « Moutain man » et d’un scénario en partie écrit par John Milius, scénariste et réalisateur fasciné par la violence primale. Il en tire un de ses meilleurs films.
Le film est tour à tour une ode à la nature, même si elle est aussi impitoyable que certains indiens (grizzlis, loups affamés, et froid terrible font la part belle à la camarde), et un constat de violence entre les ethnies qui s’affrontent sur un territoire de moins en moins vierge. Les colons massacrés par les indiens sont presque aussitôt remplacés par d’autres. Les Crows voient leur territoire rétrécir comme peau de chagrin et leurs terres sacrées profanées par les blancs.
Le film est visuellement magnifique mais les personnes décrites dans ce film sont soient des originaux (Griffe d’ours), soit de la graine de bandit (Del Gue), soit des individualistes (Jeremiah Johnson), soit des fous (la femme dont la famille a été massacrée) soit des guerriers sans pitié (Chemise Peinte en Rouge et la tribu Crow).
Heureusement la douce Swan et le muet Caleb amènent un peu d’apaisement humain.
Robert Redford impérial. A voir avec un moral d’acier!

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : La première rencontre entre Jeremiah Johnson et Chemise Peinte en Rouge. Somptueux face à face muet.

NOTE : 16/20

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L’ANECDOTE : Présenté au festival de Cannes en compétition le film ne reçut rien. C’était l’année de la double palme pour « La classe ouvrière va au paradis » de Elio Petri et « L’affaire Mattei » de Francesco Rosi.

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