JUGEMENT A NUREMBERG (1961)

rueducine.com-jugement-a-nuremberg-1961FILM DE : Stanley Kramer
TITRE ORIGINAL : Judgement at Nuremberg
PAYS : USA
GENRE : Procès
AVEC : Spencer Tracy, Ridchard Widmark, Burt Lancaster, Marlene Dietrich, Maximilian Schell, Judy Garland, Montgomery Clift, Werner Klemperer…
SCENARIO : Abby Mann
MUSIQUE : Ernest Gold

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SYNOPSIS : Après les grands criminels de guerre jugés entre 1945 lors du grand procès de novembre 1945 à octobre 1946 qui vit condamnés à mort ou prisonniers à perpétuité une quasi vingtaine de dignitaires, en 1947 c’est au tour des magistrats qui ont condamnés des milliers de personnes à mort ou à des peines de stérilisation pour des opposants au régimes ou des malades mentaux. Juges, hauts fonctionnaires du ministère de la justice ils ont rédigé les lois nazies ou accepté de les servir sans état d ‘âme. Parmi eux Ernst Janning, Emil Hahn, et Friedrisch Hofstetter. Le juge Dan Haywood qui va présider le procès arrive à Nuremberg. Après avoir vu ses collaborateurs il est amené dans son domicile pour le temps du procès. Il est logé dans la belle demeure d’un ancien général du régime nazi…

CRITIQUE : Le film est intéressant sur le plan historique car il s’attarde sur le sort des seconds couteaux du régime nazis. Ceux qui ont fait tourner la machine infernale. Ceux qui par leur zèle aveugle, où leur peur de ce régime violent qui pourrait se retourner contre eux, s’y plient et sacrifient d’autres êtres pour sauver leur place.
Un film sur la responsabilité d’hommes qui sont soumis à une politique dont le but est d’anéantir les parias (juifs, homosexuels, communistes, résistants) et qui en exerçant leur pouvoir participent à l’élimination physique de ces derniers.
Ce procès fit moins de bruit que celui qui condamna les haut dignitaires. Mais il n’en est pas moins intéressant sur le plan psychologique à propos d’hommes qui de par leurs responsabilités se sont trouvés entre faire un pacte avec le diable et rester à leur place et appliquer ainsi des lois dévoyées. Ou s’opposer et renoncer à leur emploi, et se retrouver au ban de la société, voir pourchassé, traqué, peut-être même jugés par leurs pairs restés en place.
Film admirablement dialogué et d’une densité dramatique très forte. Il bénéficie d’une interprétation de très grande qualité. Les trois rôles principaux tenus par Spencer Tracy, Richard Widmark, et Maximilian Schell sont magnifiques.
les seconds rôles de luxe que sont Burt Lancaster, Judy Garland, Marlene Dietrich et Montgomery Clift sont eux aussi remarquables. Ceci permettant de faire passer les 180 minutes du film sans avoir besoin de consulter sa montre.
Le film ébranle nos certitudes et nous mène à nous questionner sur le patriotisme exacerbé qui se transforme en folie collective et violence aveugle. Sur une justice qui devient partiale, brutale et injuste.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : L’interrogatoire de Rudolph Petersen dont la famille a été persécutée par le régime de Hitler et qui a été lui-même stérilisé par le régime. Montgomery Clift grandiose.

NOTE : 15/20

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rueducine.com-oscar1L’ANECDOTE : Maximilian Schell reçoit un Oscar pour son interprétation d’avocat de la défense qui ne recule devant rien pour sauver la tête de son client, quitte à retomber dans une rhétorique nazie.

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