LÉGITIME VIOLENCE (1982)

rueducine.com-legitime-defense-1982FILM DE : Serge Leroy
PAYS : FRANCE
GENRE : Policier
AVEC : Claude Brasseur, Véronique Genest, Roger Planchon, Thierry Lhermitte, Michel Aumont, Christian Bouillette, Christophe Lambert, Valérie Kaprisky, Jean-Marie Lemaire, Francis Lemarque, André Valardy…
SCENARIO : Patrick Laurent, Jean-Patrick Manchette, Richard Morgiève, Pierre Fabre, Serge Leroy
MUSIQUE : Jean-Marie Sénia
Chanson générique : Plastic Bertrand

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SYNOPSIS : Eddy Kasler jeune tenancier de boite homosexuelle convainc sa soeur choriste de tendre un piège à un homme Robert Andréatti. Elle ignore que c’est un homme politique sulfureux. Il lui demande de l’embrasser en public de façon à les photographier. Martin Modot au sortir d’une fête de famille amène son père, sa mère, sa femme et sa fille à la gare. Mais au même moment dans l’enceinte de la gare le hold-up d’un bureau de change a lieu. D’un coup les braqueurs tirent, Andréatti sort un pistolet et réplique il est tué ainsi que plusieurs personnes. Parmi les victimes, la famille de Martin Modot. Seul son père blessé s’en tire miraculeusement. Dès le début l’enquête ne se consacre qu’à l’aspect politique et Martin Modot supporte mal de passer pour un quasi suspect. Lorsqu’un homme membre d’une association d’auto-justice le contacte…

CRITIQUE : Quelques mois après l’abolition de la peine de mort à l’automne de 1981, on peut dire que Serge Leroy fait tout pour que son film fasse parler de lui. Alors il est vrai que superficiellement, sur le simple synopsis, et sur une affiche ambiguë ça sent les relents d’extrême droite. Vision du film faite, c’est une erreur.
Tout d’abord il eut été étonnant que Jean-Patrick Manchette connu pour ses opinions de gauche signa un scénario invitant les spectateurs a l’auto-justice.
Et si le film joue quand même avec les sentiments et les envies de vengeances du spectateur qui s’identifie au père de famille incarné par Claude Brasseur, la conclusion est franche et catégorique et se range du côté de la loi et non du lynchage.
Serge Leroy ne nous offre pas un grand film. La scène d’ouverture avec Plastic Bertrand qui se déhanche n’a aucun intérêt. La chasse à l’homme de Martin Modot n’a pas un grand intérêt, et semble parfois un peu écrite en dépit du bon sens.
Reste une distribution plutôt réussie au premier chef Michel Aumont en flic ripou et Claude Brasseur qui ne s’en laisse pas compter ni par la police ni par les adepte du sieur Lynch. Christophe Lambert et Thierry Lhermitte font leurs gammes et jouent avec conviction les petites frappes. Véronique Genest est meilleure que je ne craignais.
La musique de Jean-Marie Sénia ne mérite guère d’attention. Elle n’est pas mauvaise, ni bonne. Elle passe et l’on ne la remarque pas.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : La scène entre le père et le fils dans laquelle le père (Francis Lemarque) explique à son père l’évolution de sa psychologie suite à la mort de sa femme. Et qu’il aimerait que son fils ne cherche pas à se venger.

NOTE : 11/20

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L’ANECDOTE : Serge Leroy (1937-1993) a tourné essentiellement des polars ou des thrillers. Parmi lesquels « L’indic« , « Le quatrième pouvoir« .

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