LOIS DE L’HOSPITALITÉ (LES) (1923)

FILM DE : Buster Keaton & John G. Blystone
TITRE ORIGINAL : Our hospitality
PAYS : USA
GENRE : Comédie
AVEC : Buster Keaton, Natalie Talmadge, Joe Roberts, Ralph Bushman, Craig Ward, Joe Keaton, Monte Collins…
SCÉNARIO : Clyde Bruckman, Jean C. Havez, Joseph A. Mitchell

Pour plus de détails voir IMDB

SYNOPSIS

Années 1810 les deux chefs des familles rivales depuis quelques générations McKay et Canfield s’entre-tuent par une nuit d’orage. Le petit Willie McKay est envoyé par sa mère vivre chez sa soeur à New York pour échapper à la malédiction tragique que vivent ces deux familles. Mais une vingtaine d’années plus tard à la mort de sa mère Willie décide rentrer au pays natal. Pour cela il prend le train. Une charmante jeune femme s’installe à ses côtés…

CRITIQUE

Chaque fois que je vois un film de Buster Keaton je suis surpris par la virtuosité et l’inventivité de cet homme avec sa caméra et son génie pour les effets spéciaux. C’est assez ahurissant pour un film du début des années 1920. D’autant que s’il a pu se faire la main entre 1920 et 1923 en tournant 19 courts métrages, ce n’est que son deuxième long, et malgré cela on sent une maîtrise technique et comique impressionnante.
Le film allie comédie et grand spectacle avec un bonheur certain.
Bien entendu Buster Keaton et sa légendaire mine sérieuse sont la vedette du film. Dès l’apparition de son personnage il est alors de quasi tous les plans.
Natalie Talmadge son épouse d’alors, tourne ici son ultime rôle. Se retirant des écrans à 27 ans.

Lire plus de critiques sur SensCritique

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Willie McKay est invité à table chez les Canfield. Willie sait qu’il est la proie des Canfield. Lors du bénédicité les têtes sont baissés mais un œil chez chacun veille sur les faits et gestes des autres…

NOTE : 17/20

L’ANECDOTE

Buster Keaton ne suit pas les conseils de Charlie Chaplin qui lui suggère de rester indépendant vis-à-vis des studios. Il signe en 1928 chez MGM. Dès lors ses choix sont contredits, entravés. Il parvient à sortir un ultime chef d’oeuvre « L’opérateur » (1930). Mais il n’est pas crédité comme réalisateur. Le studio lui colle un partenaire de comédie. Il ne dirige plus seul ses créations. Hollywood vient de « tuer » un génie. Il sombre dans l’alcool, il divorce et finit ruiné.

FILMS DE Buster Keaton DÉJÀ COMMENTÉS :