MORTELLE RANDONNÉE (1983)

rueducine.com-mortelle-randonnee-1983FILM DE : Claude Miller
PAYS : FRANCE
GENRE : Policier, Thriller
AVEC : Michel Serrault, Isabelle Adjani, Guy Marchand, Stéphane Audran, Sami Frey, Geneviève Page, Macha Méril, Isabelle Ho, Jean-Claude Brialy, Patrick Bouchitey…
SCÉNARIO : Michel Audiard, Jacques Audiard
MUSIQUE : Carla Bley

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SYNOPSIS : Les rois de la chaussure, le couple belge des Hugo ont un souci: leur fils héritier de leur immense fortune fréquente. Il s’en inquiètent auprès de l’agence de détective de madame Schmidt-Boulanger qui donne le dossier à son meilleur limier Beauvoir dit « L’œil ». Beauvoir ne se remet pas du divorce d’avec sa femme partie avec sa fille dont il n’a plus qu’une photo de classe. En filant le fils Hugo qui va retirer 100 000 francs à la banque, son enquête le mène sur la trace d’une jeune femme qui jette le corps de l’héritier dans un lac…

CRITIQUE : Voici un film extrêmement séduisant sur le fond et sur la forme.
Tiré d’un roman de Marc Behm, il s’agit d’un polar donc, mais pas comme on a l’habitude d’en voir. Ici celui qui est chargé de mener l’enquête, aide une tueuse d’hommes riches dans sa spirale de meurtres et de rencontres fatales.
Il porte l’affection qu’il n’a pas donnée à sa fille Marie, à cette Catherine qui sème sur son chemin des cadavres d’hommes ou de femmes.
Le film multiplie les décors naturels Bruxelles, Rome, Monte Carlo, Baden-Baden, Biarritz pour finir dans un parking de la banlieue parisienne.
Ce sont Michel Audiard et son fils Jacques Audiard qui ont adapté le roman pour Claude Miller. Michel Audiard se réservant les dialogues. Ce film est brillant et savoureux. Un gros travail a été effectué sur la voix off qui souvent s’achève par une irruption dans le dialogue.
En effet les assassinats et les pérégrinations de la jeune femme sont vus et interprétés via le psychisme du détective sérieusement atteint par l’absence de sa fille.
Michel Serrault crève l’écran. Isabelle Adjani est belle. Stéphane Audran s’enlaidit avec jubilation et Guy Marchand est convaincant en minable.
La caméra de Claude Miller est fluide et la photographie de Pierre Lhomme est splendide.
Claude Miller a fait appel à la pianiste de jazz Carla Bley qui lui offre une bande originale à la hauteur de l’ambition du film.
Objet somptueux.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : L’œil assassine un prétendant de Catherine car il risque de faire cesser sa folle cavale meurtrière semblant vraiment éprise de l’homme d’affaires.

NOTE: 17/20

L’ANECDOTE : Le film ne remporte aucun César malgré 4 nominations. Il est boudé par la critique et par le public. Même Claude Miller finira par prendre ce film en grippe.

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