NOUS NOUS SOMMES TANT AIMÉS (1974)

rueducine.com-nous-nous-sommes-tant-aimes-1974FILM DE : Ettore Scola
TITRE ORIGINAL : C’eravamo tanto amati
PAYS : ITALIE
GENRE : Comédie, Comédie à l’italienne
AVEC : Vittorio Gassman, Nino Manfredi, Stefania Sandrelli, Stefano Satta Flores, Giovanna Ralli, Aldo Fabrizi, Mike Buongiorno, Federico Fellini, Marcello Mastroianni, Elena Fabrizi…
SCÉNARIO : Age & Scarpelli, Ettore Scola
MUSIQUE : Armando Trovajoli

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SYNOPSIS : Fin de la guerre 1939-1945 en Italie, 3 amis résistants pro-communistes retournent à la vie civile. Ils sont encore jeunes et ont la vie devant eux. L’un Nicola intellectuel, professeur et cinéphile spécialiste de l’oeuvre de Vittorio de Sica dans une petite ville est marié, il quitte sa province et sa femme après une altercation avec les pontes de la ville lors d’un ciné-club. L’autre Antonio est brancardier pour un hôpital de Rome. Il a rencontré Luciana qui veut être actrice et suit des cours de théatre. Enfin Gianni est avocat stagiaire dans un grand cabinet d’avocat romain. Sur le plan politique la démocratie Chrétienne a pris le pouvoir pour quelques décennies. Difficile d’être de gauche dans ce pays où règne la lutte pour vivre dans cette immédiate après guerre sans sombrer dans la pauvreté. Entre temps Gianni ravit Luciana à Antonio avec lequel il s’est fâché. Un jour en préparant un procès contre un magnat de l’immobilier, il finit par être recruté par ce dernier, il abandonne Luciana pour Elide la fille inculte du magnat…

CRITIQUE : Ettore Scola et ses scénaristes Age & Scarpelli prennent quatre personnages proches de la gauche. Le premier Nicola symbolise les intellectuels qui jonglent avec les concepts loin des préoccupations du peuple et enfermés dans une tour d’ivoire oubliés de tous.
Le deuxième Antonio représente la classe ouvrière qui souffre et ne voit pas évoluer son statut. Les jours meilleurs étant sans cesse remis au calendes grecques. Le troisième Gianni représente une classe qui pense qu’en entrant dans le système elle pourra le pervertir et l’amener sur les voies du socialisme.
Bien entendu l’échec est au rendez-vous.
Enfin Luciana représente l’Italie belle et généreuse, aimante et fragile qui retourne avec celui qui ne l’a jamais trahi. C’est un film bilan pour la gauche italienne incapable de prendre le pouvoir et de mettre en place la politique tant désirée. Et le bilan n’est guère brillant. Compromission pour les uns, autisme pour les autres, renoncement, lâcheté… tout y passe.
Reste la nostalgie d’un des plus beaux cinéma au monde. Hommage donc à Vittorio de Sica et « Le voleur de bicyclette » et à Federico Fellini et « La dolce Vita« . Les arts cinématographiques ont su supplanter l’idéologie et resteront à jamais inscrits dans les mémoires.
Le réalisateur se pose sur un casting parfait. Aldo Fabrizi dans un de ses derniers rôles représente l’immortalité du capitalisme. Stefania Sandrelli est magnifique et touchante.
Armando Trovajoli compose une de ses partitions les plus marquantes.
Ettore Scola a tourné un chef d’oeuvre de la comédie à l’italienne et du 7ème art.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE :  Gianni en manche de chemises tente de dégager sa voiture garée dans un parking sauvage de Rome. Antonio le reconnaît et pense que son ami est gardien de parking. La lâcheté de Gianni mais aussi le renoncement à ses combats de jeunesse le poussent à ne pas dire à Antonio qu’il fait erreur. Au contraire, il lui fait même la circulation pour que lui aussi puisse repartir. Poignant.

NOTE : 18/20

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rueducine.com-cesarL’ANECDOTE : Le film reçoit le César du meilleur film étranger en 1977.rueducine.com-ettore-scola-locandina (7)

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Un commentaire
  1. août 3, 2012 |

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