ŒIL DU MONOCLE (L’) (1962)

FILM DE : Georges Lautner
PAYS : FRANCE
GENRE : Comédie, Espionnage
AVEC : Paul Meurisse, Robert Dalban, Maurice Biraud, Elga Andersen, Gaia Germani, Raymond Meunier, Charles Millot, Paul Mercey, Henri Cogan…
SCÉNARIO : Jacques Robert, Colonel Rémy
MUSIQUE : Jean Yatove

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SYNOPSIS : 1943, Corse au large de Bonifacio, un commando allemand cache un trésor et des documents appartenant au III° Reich. Tous les membres du commando sont morts. Sauf un. Schlumpf. Ce dernier revient près de vingt ans plus tard pour récupérer ce trésor. Mais seul il en est incapable il faut des moyens et de la main d’œuvre. Il fait donc appel au commandant Dromard du deuxième bureau. Mais Dromard s’aperçoit que Schlumpf est suivi par les soviétiques et les anglais. Il décide de faire un émise en scène avec Schlumpf en faux mort. Le piège ne dure pas longtemps: anglais et soviétiques creusant la tombe pour s’assurer de la présence du cadavre. Le jour du 14 juillet profitant de la fête, Schlumpf est véritablement assassiné…

CRITIQUE : Parodie du film d’espionnage. Avec l’inénarrable Paul Meurisse aux facéties hilarantes. Dés son deuxième film « Marche ou crève » Georges Lautner s’est plongé dans le film d’espionnage. Mais Georges Lautner est plutôt attiré par la comédie voire la parodie de genre. Avec ce film, qui est le deuxième opus du Monocle initié par « Le monocle noir » (1961) et achevé par « Le monocle rit jaune » (1964), Georges Lautner s’amuse avec ses acteurs et nous amuse.
Maurice Biraud en victime permanente est épatant, Elga Andersen reprend son rôle d’espionne aux charmes redoutables, mais c’est bien Paul Meurisse qui par sa gestuelle (volontairement) ridicule qui emporte le morceau.
Dommage que Jacques Marin ait été remplacé par Robert Dalban dans le rôle du second du commandant Dromard.
Même si le scénario patine par certains endroits, à condition d’apprécier cet humour décalé, le spectateur prend un vif plaisir à ses aventures rocambolesques.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Dans un restaurant, le commandant Dromard pour briller face à une belle espionne qui danse avec un espion soviétique, invite à un twist des plus loufoques une convive. Du grand Paul Meurisse.

NOTE : 13/20

L’ANECDOTE : Le scénario est cosigné Jacques Robert et Rémy. Ce dernier n’est rien moins que le colonel Rémy de la résistance française qui fut un des premiers hommes à rallier à Londres le Général de Gaulle. Il créa un réseau de renseignement sur le sol français la Confrérie Notre Dame qui subit plusieurs pertes mais renaquit à chaque fois ne cessant de faire parvenir des renseignements par voies aériennes ou maritimes à Londres. Le réseau devint en 1944 le CND Castille.

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