PRIVÉ (LE) (1973)

rueducine.com-le-prive-1973FILM DE : Robert Altman
TITRE ORIGINAL : The long Goodbye
PAYS : USA
GENRE : Policier, Thriller
AVEC : Elliott Gould, Nina Van Pallandt, Sterling Hayden, Mark Rydell, Henry Gibson, Jim Bouton…
SCÉNARIO : Leigh Brakett
MUSIQUE : John Williams

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SYNOPSIS : Los Angeles années 1970, le détective Philip Marlowe a bien du mal à contenter son chat exigeant sur la marque de sa pâtée. Après avoir cherché en vain  la bonne marque il rentre chez lui et malgré un stratagème d’échange de boite de convainc pas son chat à manger la pâtée proposée. Quand déboule chez lui un de ses amis Terry Lennox le visage griffé qui lui annonce qu’il a besoin de toute urgence de s’éloigner de sa femme avec laquelle il vient de se disputer. Il lui demande instamment de le déposer à Tijuana ville frontalière du Mexique. Lorsque Marlowe rentre chez lui deux inspecteurs de la police viennent l’interroger sur son emploi du temps de la nuit…

CRITIQUE : Nous sommes loin du classique des classiques des adaptations de Raymond Chandler où apparaît Philip Marlowe « Le grand sommeil » (« The big sleep« ) (1946) de Howard Hawks. A l’époque interprété par Humphrey Bogart le cynisme du personnage est alors magnifié par le jeu de l’acteur.
Pour ce film de Robert Altman Elliott Gould peut se présenter comme le fils (du moins spirituel) du modèle. Son cynisme s’exprime plus dans ses soliloques que dans ses réparties avec les autres protagonistes.
Le réalisateur a choisi pour scénariste la grande Leigh Brakett (58 ans en 1973) auteure et co-auteure de quelques grands films pour le grand Howard Hawks : « Le grand sommeil » (« The big sleep« ) (1946), « Rio Bravo » (1959), « El Dorado« , (1967).
Mon regret principal pour ce film c’est qu’au point de vu scénaristique c’est nettement moins la panacée. Là où le film débordait de richesse à en perdre le spectateur ici l’intrigue est plus banale, plus linéaire.
Mais le gros problème à mon avis vient du fait que le Philip Marlowe de Altman est un looser qui subit les événements plus qu’il ne les maîtrise. Je ne suis pas certain que la couleur et les années 1970 dans lequel le roman a été retranscrit soit une bonne idée. Le personnage est en complet décalage avec cette époque et semble voué à l’échec.
Sterling Hayden fait une composition d’un écrivain alcoolique et autodestructeur très ressemblant à Ernest Hemingway.
La musique de John Williams est influencée par le jazz et c’est peut-être dans ce registre que l’on préfère le musicien.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Le générique de début avec plusieurs extraits diversement orchestrés de la chanson « The long goodbye ». Cela donne une sensation décousue qui déstabilise le spectateur.

NOTE : 12/20

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L’ANECDOTE : On peut y voir l’acteur Arnold Schwarzenegger en gros bras d’une frappe interprétée par Mark Rydell. Non crédité au générique.

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