QUE LE MEILLEUR L’EMPORTE (1964)

rueducine.com-que-le-meilleur-l-emporte-1964FILM DE : Franklin J. Schaffner
TITRE ORIGINAL : The best man
PAYS : USA
GENRE : Politique, Drame
AVEC : Henry Fonda, Cliff Robertson, Edie Adams, Margaret Leighton, Kevin McCarthy, Lee Tracy,  Shelley Berman, John Henry Faulk, Richard Arlen…
SCENARIO : Gore Vidal
MUSIQUE : Mort Lindsey
Chanson : Mahalia Jackson

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SYNOPSIS : Deux hommes politiques s’affrontent lors des dernières heures des primaires de leur parti politique. L’un William Russell issu d’une riche bourgeoisie, veut garder les mains propres dans cette bataille qui s’avère âpre. Son challenger est Joe Cantwell issu du peuple, anticommuniste quasi hystérique, mais aussi qui n’hésite pas à sortir les dossiers pour enfoncer son adversaire. il en détient notamment un faisant état de faiblesses mentales de William Russell. Tous deux cherchent l’appui de l’ancien Président des Etats-Unis Art Hockstader. Celui-ci inclinerait plutôt pour Cantwell plutôt que Russell dont il pense que la mollesse n’en fera pas un meneur d’hommes où un homme apte à prendre des décisions terribles dans l’urgence (la guerre froide est omniprésente)…

CRITIQUE : Spécialité américaine le film politique. Il s’agit ici de la convention d’un parti non défini mais dans lequel démocrates et républicains ont pu se reconnaître à l’époque. Les grands thèmes ayant trait à la guerre froide sont évoqués. Même les plus délirants comme l’introduction de fluor dans l’eau courante par les communistes. Ou l’éventualité d’une guerre fulgurante et destructrice.
Mais il s’agit surtout de dénoncer la magouille en politique et les boules puantes qui sont tirées par un camp contre un autre. Allant jusqu’à la sortie de dossiers qui dénoncent chez l’adversaire ses faiblesses, ou ses travers. Ici Cantwell brandit un dossier sur l’incapacité mentale de Russell, et Russell la présumée homosexualité de son adversaire. Ses ragots étant fournis par des personnages peu recommandables et ragoûtants.
Le film ressemble furieusement à un reportage. Franklin J. Schaffner utilise des images d’archives de conventions, et les personnages ne sont pas des caricatures et semblent vraiment baigner dans la réalité.
Henry Fonda joue un genre de chevalier blanc (quasi) incorruptible face à un Cliff Robertson très à son aise dans un personnage qui fait penser à Joseph McCarthy célèbre pour sa chasse hystérique contre le communisme.
Lee Tracy en vieux président malade, un brin alcoolique et en recherche d’un homme fort emporte la palme.
La musique de Mort Lindsey qui prend peu de place dans le métrage est très bonne. Mahalia Jackson fait une belle apparition gospel lors de la présentation des candidats.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Le face à face de Russell avec sa femme après avoir pris son ultime décision pour contrer Cantwell. Touchent d’humanité et d’amour.

NOTE : 16/20

L’ANECDOTE : Gore Vidal le scénariste est issue d’une famille qui a vécu dans la politique. Son grand père maternel était sénateur démocrate de l’Oklahoma. Gore Vidal a toujours critiqué comme son grand père la politique impérialiste des Etats-Unis.

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