REBECCA (1940)

rueducine.com-rebecca-1940FILM DE : Alfred Hitchcock
PAYS : USA
GENRE : Drame
AVEC : Joan Fontaine, Laurence Olivier, Judith Anderson, George Sanders, Reginald Bruce, Reginald Denny, C. Aubrey Smith…
SCÉNARIO : Joan Harrison, Robert E. Sherwood, Philip MacDonald, Michael Hogan
MUSIQUE : Franz Waxman

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SYNOPSIS : Monte-Carlo fin des années 1930, Maxim de Winter un veuf anglais courtise une jeune femme de compagnie d’une riche anglaise vieille, moche et sotte. Profitant d’une maladie de cette dernière, le couple s’échappe et vit des moments heureux. Alors que les deux femmes s’apprêtent à quitter l’hôtel pour rentrer aux Etats-Unis, Max de Winter propose le mariage à la jeune femme et lui propose de venir vivre dans son château de Manderley dans les Cornouailles…

CRITIQUE : J’attendais un peu plus de ce film (le seul de Hitchcock ayant reçu l’Oscar du meilleur film). rueducine.com-oscar1Or l’intrigue est bien lente à s’installer et le suspens n’est pas vraiment vif. Le seul doute se pose sur le personnage de Maxim de Winter, mais on a vu le maître Hitchcock mener des suspens plus aigu et pointu.
Je ne sais si l’histoire initiale écrite par Daphné du Maurier a été respecté ou non ne l’ayant pas lue.
L’intérêt du film réside surtout à la façon de rendre omniprésente dans un film un personnage que l’on ne voit jamais. Soit par les dialogues des vivants à propos de ce personnage, soit par les tourments dont il est la cause ou tout simplement le décor qui ne fait que rappeler qu’il a vécu en les lieux, et dont à présent il hante la demeure.rueducine.com-rebecca-poster
Sur cet aspect du film Hitchcock et ses scénaristes ont fait très fort. Le personnage absent tient un rôle aussi important que les deux vedettes du film.
Même la sexualité de l’absent apparaît bien plus actif et débridé que la sexualité du couple Winter.
Le couple formé par Laurence Olivier et Joan Fontaine fonctionne surtout dans ses contradictions.
Hitchcock pour ce fil se lance le défie de faire d’une demeure un quasi personnage. Toute l’aile du château où vivait la première femme de Maxim de Winter condamnée intrigue le spectateur qui n’a qu’un désir aller y mettre son nez. A noter une photographie exceptionnelle qui est elle aussi récompensée d’un Oscar.
Gros point noir du film, une musique incessante qui colle trop aux images. Franz Waxman a été plus inspiré.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : La gouvernante tente de pousser au suicide la jeune femme de Maxim de Winter après le désastre de la soirée costumée. Judith Anderson sa tenue noire, ses tresses en chignon et son regard de vipère est impressionnante!

NOTE : 13/20

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L’ANECDOTE : David O’Selznick produit le film. Alfred Hitchcock supporte très mal son interventionnisme dans le processus de création et notamment le montage final. Ce qui obligera le maître à tourner le plus efficacement possible et laisser le moins de chutes pour éviter un montage non désiré. C’est le tourné-monté.rueducine.com-rebecca-poster (2)

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