rueducine.com-Robin-WilliamsNé Robin McLaurin Williams à Chicago, issu d’une famille bourgeoise (un grand père sénateur, un père cadre supérieur chez le motoriste Ford. étudiant il est admis à la prestigieuse université de Julliard.
Il fait une apparition remarquée dans un épisode de la série « Happy days » en 1978.
C’est Robert Altman qui lui offre son premier grand rôle au cinéma pour le rôle de « Popeye » (1980) avec Shelley Duvall dans le rôle d’Olive. Le film est un échec commercial. Robin Williams sera désormais une tête d’affiche.
En 1982 George Roy Hill fait appel à lui pour « Le monde selon Garp » (« The world according to Garp« ). Ce film tiré du roman de John Irvin est un succès d’estime.
De 1982 à 1986 il enchaîne les comédies plus ou moins réussies et plus ou moins rentables.
Mais c’est en 1987 avec « Good Morning Vietnam » de Barry Levinson qu’il casse la baraque et devient une valeur sûre du cinéma américain. Et notamment des films de comédie.
Terry Gilliam l’embauche pour son ambitieux film « Les aventures du baron de Munchausen » (1988) échec.
Mais il se relance l’année suivante avec un succès planétaire de Peter Weir « Le cercle des poètes disparus » (« Dead poets society« ). Son rôle de professeur de littérature progressiste au détriment de sa carrière et au prix d’un suicide parmi ses élèves marque le public.
Ce film lui ouvre la voie vers des rôles plus dramatiques. Dans « L’éveil » (« Awakenings« ) (1990) de Penny Marshall il y interprète un professeur qui va révolutionner la psychiatrie par un nouveau traitement.rueducine.com-Robin-Williams (31)
Mais son meilleur rôle, à mon avis, il le trouve dans « Fisher King » (1991) de Terry Gilliam. Il y est un sans domicile fixe à la suite de la mort de sa femme causée par un attentat. Attentat qu’un animateur de radio provocateur a déclenché. Dans ce film avec l’actrice Amanda Plummer ils sont un couple poignant. Alternance de rires et de larmes le film est quand même en partie boudé par le public.
Avec « Hook » (1991) de Steven Spielberg film en partie raté , il interprète Peter Pan. Puis avec Barry Levinson il plonge dans le monde des jouets dans le film « Toys » (1992) de Barry Levinson qui crée un univers visuel original aux couleurs vives. Pourtant  le film n’est pas un grand succès.
Succès avec lequel il renoue dans « Mrs Doubtfire » de Chris Columbus en 1993. Son rôle où comme Dustin Hoffman dans « Tootsie »  il doit se travestir en femme pour obtenir un emploi, est un carton au box office mondial.
retour à l’enfance et au jeu avec le film fantastique « Jumanji » beau succès commercial. Robin Williams obtient des succès avec les films conçus pour fédérer les familles et où l’on fait appel à son côté petit enfant. Même constat avec « Jack » (1996) de Francis Ford Coppola et « Flubber » (1997) de Les Mayfield.
Dans le film »Will Hunting » (1997) de Gus Van Sant il retrouve un rôle plus dramatique de psychothérapeute qui s’intéresse au cas d’un jeune brillant mais au passé troublé et qui semble attiré par la violence. Un des meilleurs films de Gus Van Sant. Et un Oscar pour Robin Williams le seul de sa carrière.rueducine.com-Robin-Williams (32)
Avec « Docteur Patch » (1998) de Tom Shadyac Robin Williams interprète à nouveau un rôle de médecin et une nouvelle technique de soins par le rire. La carrière de l’acteur commence à ronronner.  L’échec commercial de l’ambitieux film « Au-delà de nos rêves » (« What dreams may come« ) (1998) de Vincent Ward fragilise son statut. Il est cependant sollicité pour faire des doublures de voix dans les dessins animés. Pour Walt Disney par exemple il sera le mage dans « Aladdin » (1992) et ses suites. Pour « A.I. Intelligence artificielle«   (2001) de Steven Spielberg il doublera un hologramme. Son génie dans cette discipline ne fait aucun doute. Il sera le pingouin Ramon dans les dessins animés « Happy feet » et sa suite.
Les années 2000 sont cependant plus difficiles pour l’acteur qui n’arrive pas à trouver les rôles innovants. Il s’essaiera pourtant au polar noir. « Insomnia » (2002) de Christopher Nolan dans lequel il interprète un tueur particulièrement retors en lutte avec un policier ripou, et « Photo obsession » de Mark Romanek tourné la même année dans lequel il interprète un employé de laboratoire photographique qui se met à collectionner les photographies d’une famille.
Robin Williams y est inquiétant et pour tout dire ce genre lui sied bien. Les personnages ambigus lui vont à merveille.
Robin Willliams ne néglige pas pour autant les comédies. Il tourne « La nuit au musée » (2006) de Shawn Levy dans un second rôle. Le succès du film fait qu’il y aura deux suites en 2014 et 2015.rueducine.com-Robin-Williams (2)
Mais sa carrière même si elle continue à être fructueuse en tournages ne l’est plus guère sur le plan commercial. Robin Williams, homme fragile qu’un certain désespoir a poussé à devenir comique, et qui a lutté toute sa vie contre l’addiction à l’alcool se donne la mort chez lui. Il semblerait que ce soit la détection en mars 2014 des premiers symptômes de la maladie de Parkinson qui aient fait sombrer l’acteur dans cette dépression tragique.