ROUGE EST MIS (LE) (1957)

rueducine.com-le-rouge-est-mis-1957FILM DE : Gilles Grangier
PAYS : FRANCE
GENRE : Policier, Thriller
AVEC : Jean Gabin, Lino Ventura, Paul Frankeur, Marcel Bozzuffi, Annie Girardot, Albert Dinan, Jean-Pierre Mocky, Claude Nicot…
SCÉNARIO : Auguste Le Breton, Michel Audiard, Gilles Grangier
MUSIQUE : Denis Kieffer

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SYNOPSIS : Après un braquage réussi Louis Bertain dit « Le blond » garagiste et cerveau du gang, Pepito un gitan maniaque de la sulfateuse, Frédo qui monte les coups et Raymond l’homme de pogne se partagent l’oseille. Mais Frédo qui vieillit commence à avoir les foies et est un peu fébrile. Il faut dire qu’il a beaucoup à perdre à son âge. Une chouette bicoque en banlieue, une vie de famille pépère. Louis Bertain a un frangin truand de basse volée qui a fait de la taule et se trouve interdit de séjour à Paname. Mais il s’y fait arrêter en sortant de chez sa régulière Hélène. Malgré les menaces des condés il ne moufte pas et s’en retourne donc au violon pour quelques temps…

CRITIQUE : Auguste Le Breton, qui a fréquenté la pègre comme second couteau avant la seconde guerre mondiale, s’est reconverti avec un certain bonheur dans le roman et en particulier le roman noir. Il est à l’origine du mot « rififi ». Il a écrit en 1954 « Le rouge est mis » qu’il adapte pour le cinéma avec le scénariste et dialoguiste Michel Audiard ainsi que le réalisateur Gilles Grangier.
Le film est un peu laborieux. Il commence par un casse mais après il s’enlise sur les relations entre truands, entre frères, entre amants. La distribution grand luxe n’y peut guère. Gilles Grangier qui est bon technicien mais pas un auteur se prend un peu les pieds dans le tapis avec ce film mollasson.
Il y a bien quelques passages  réussis comme la scène de commissariat avec Claude Nicot en gouape homosexuelle, la scène du second braquage, mais ce n’est guère.
Reste la distribution: Jean Gabin qui joue les dabe, Lino Ventura les tueurs compulsifs, Paul Frankeur les lâches, tous avec  un certain bonheur qui sauve le film d’un joli naufrage.
Et une bonne musique de Denis Kieffer qui fait son chemin entre jazz et ligne mélodique.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : L’affrontement final tellement exagéré que ça en devient un peu gênant.

NOTE : 11/20

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Ce film est recensé dans LE FILM POLICIER FRANÇAIS DE 1945 A 2015

L’ANECDOTE : Michel Audiard à la demande de Jean Gabin qui aimait bien « le p’tit cycliste » retouche ses dialogues. Pour le reste ils sont de Auguste Le Breton.

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