SCORPIO (1973)

rueducine.com-scorpio-1973FILM DE : Michael Winner
PAYS : USA
GENRE : Espionnage, Thriller
AVEC : Burt Lancaster, Alain Delon, Paul Scofield, John Colicos, Gayle Hunnicut, J.D. Cannon, Joanne Linville, Mel Stewart…
SCENARIO : David W. Rintels, Gerald Wilson
MUSIQUE : Jerry Fielding

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SYNOPSIS : Paris années 1970, un homme vient acheter un journal dans un kiosque. Le kiosquier lui remet en outre un paquet. L’homme se rend alors dans une planque où il rejoint son complice. Le premier se nomme Cross il est agent de la CIA. Il a recruté et formé un free lance français Jean Laurier dit « Scorpio » qui vient de perpétrer un attentat contre un certain Salam Zim président de l’Érythrée à l’aéroport d’Orly. Tous deux rentrent aux Etats-Unis. Cross retrouve sa femme à l’aéroport. Une fois chez lui il s’aperçoit que sa maison est surveillée. Quant à Scorpio logé dans un hôtel, un certain Filchok de la CIA vient le voir pour lui reprocher de ne pas avoir tué Cross à Orly et pour lui annoncer que McLeod son supérieur veut le voir au siège à Langley…

CRITIQUE : Je ne m’attendais pas à un si bon film de la part de Michael Winner. Il bénéficie d’un excellent scénario où l’ambiguïté des personnages et les coups tordus de la CIA donnent de la matière au film.
C’est un film sur une génération d’espions qui ont connu la guerre d’Espagne, et les atrocités du nazismes, ou le communisme avant Staline. D’un côté du rideau de fer les vieux espions reprochent aux jeunes de n’être que des bureaucrates derrières leurs ordinateurs, de l’autre côté du rideau ils reprochent aux jeunes espions d’avoir appris le communisme dans des bouquins revus et corrigés par la censure stalinienne qui n’est plus qu’une bouillie de l’idéal de 1917.
Au milieu se trouve Scorpio qui n’appartient à personne dont le contrat est d’assassiner Cross son mentor. Son ambition (être recruté par la CIA), ses doutes (il n’y a pas de preuves que Cross soit un traître) et sa redoutable efficacité.
C’est aussi un film sur l’amitié forgée durant les années noires de la seconde guerre mondiale par des hommes qui se retrouvent séparés par un mur idéologique (grande scène de beuverie-confession entre Cross et Zharkov) et de fait ennemis. Ces hommes de l’ombre se tuent et s’estiment.
Beau scénario, avec une réalisation efficace, un montage nerveux (pour l’époque). Et un trio de comédiens épatants (Burt Lancater qui a 60 ans assure pas mal les scènes d’action, Paul Scofield acteur Shakespearien qui campe un superbe espion soviétique et enfin Alain Delon lancé dans une carrière franco américaine qui trouve là un beau rôle de tueur redoutable d’intelligence et d’efficacité.
La musique de Jerry Fielding si elle illustre platement les scènes parisiennes avec l’inévitable accordéon, elle redevient efficace sur les scènes américaines et viennoises.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Cross est poursuivi par Scorpio et un membre de la CIA dans un chantier de Vienne. Longue scène physique de course à pied et de sauts d’obstacles.

NOTE : 15/20

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L’ANECDOTE : Michael Winner réalisateur britannique est célèbre pour avoir tourné « Un justicier dans la ville » (« Death wish« ) (1973) ainsi que les deux suites qui ont fait la renommée de Charles Bronson en nettoyeur de la ville de New York et de sa délinquance.

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