SI DOUCES, SI PERVERSES (1969)

rueducine.com-si-douces-si-perverses-1969FILM DE : Umberto Lenzi
TITRE ORIGINAL : Così dolce… così perversa
PAYS : FRANCE, ITALIE
GENRE : Thriller
AVEC : Jean-Louis Trintignant, Caroll Baker, Erika Blanc, Horst Frank, Giovanni Di Benedetto…
SCÉNARIO : Luciano Martino, Ernesto Gastaldi, Massimo D’Avak
MUSIQUE : Riz Ortolani
Chanson du générique : J. Vincent Edward

Pour plus de détails voir IMDB

SYNOPSIS : Paris fin des années 1960, Jean Raynaud rentre chez lui. Il apprend que l’appartement au dessus-du sien que sa femme convoitait est à présent occupé par une jeune femme. Celle-ci a d’ailleurs perdu un bijou. Jean Raynaud sonne à la porte pour le lui ramener mais bien qu’elle soit dans l’appartement elle n’ouvre pas…

CRITIQUE : Certains classent ce film comme un giallo. C’est à mon avis une erreur.  Car il n’a pas grand chose à voir avec ce « filon » italien dérivé du polar et du film d’horreur. Justement pas d’enquête et aucune scène qui ferait mine d’effrayer.
Je le classe donc parmi les thrillers. Mais « Si douces, si perverses » est un thriller raté.
Avec fausses pistes monumentales, suspens éventé et une Caroll Baker pas très convaincante. Le spectateur n’est guère captivé. Les scènes de tension sont inexistantes.
Le spectateur a une longueur d’avance au soi-disant « rebondissements » du scénario. Qui a vu « Les diaboliques » (1955) de Henri-Georges Clouzot avant ce film aura tout compris avant la fin.
Même l’érotisme que pouvait supposer la distribution féminine passe à la trappe. D’autant que le doublage italien est catastrophique et sabote littéralement les scènes où sont présentes les deux femmes.
Reste Jean-Louis Trintignant impeccable.
Et la musique de Riz Ortolani, pas la meilleure de son répertoire mais tout à fait agréable. Quand les images sont insatisfaisantes, la musique peut-être un bon refuge.

Lire plus de critiques sur SensCritique

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Générique de début Jean Raynaud traverse Paris dans sa décapotable sportive jaune. Sur la banquette arrière un fusil à lunette. On se pose bien des questions… inutilement!

NOTE : 07/20

 

L’ANECDOTE : Umberto Lenzi est ce que l’on peut appeler un réalisateur de « filons » (filone en italien). C’est à dire des genres en vogue sur une durée assez courte dans lesquels s’engouffrent producteurs, scénaristes et réalisateurs. Il a ainsi tourné pour des peplums, des westerns italiens , des giallo, des films policiers (polizziottesco) et des films d’horreur.rueducine.com-si-douces-si-perverses-locandina

FILMS DE Umberto Lenzi DÉJÀ COMMENTÉS :